‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 89 sur 409 · p. e. Ibid., i34'i · texte numérisé non relu

p. e. Ibid., i34'i

(j. Ibid., i3i'i. Il ne faut pas confondre, je crois, ce titre purement

quelques rares fonclionnaires civils qui peuvent en être revêtus.

7^* Patrlces (y, twv -sp'.êyi-Twv -a-rp'.x'lwv à;'la). Comme les proconsuls, les patrices tenaient leur titre directement de l'Empereur. Eux aussi recevaient un diplôme «écrit en forme de loi ». dit Philothéei et renfermé dans une sorte de coffret fait de plaques d'ivoire ornementées. Si le nouvel élu recevait son titre sans aucune charge officielle il était dit « aTrpaToç » ; dans le cas contraire il était « suTzpaToç » ou « uîTo-paTo^ » suivant que ses fonctions étaient militaires ou civiles -. Gomme le titre de proconsul — et plus encore — cette dignité ainsi que les autres dignités inférieures était très répandue. Tout haut fonctionnaire l'obtenait car nous voyons que la plupart des personnages historiques dont les sources byzantines nous ont laissé le nom furent honorés du titre de patrice. Les eunuques eux-mêmes, ainsi que les étrangers recevaient le patriciat : tel, au ix' siècle, ce Damianos que Bardas tît destituer de sa charge de parakimomène — et si la lecture d'une légende de sceau (Tipi) patrice est exacte, il faudrait admettre que des ecclésiastiques aussi, comme ce Jean, chef du clergé de l'Eglise impériale des Blachernes, pouvaient prétendre à ce titre ^. Comme les magistroi, ils semblent bien faire partie de la classe sénatoriale et l'importance donnée encore au sénat — quel qu'il fût du reste — au vni'^ siècle dans les cérémonies de la promotion des patrices ^ tendrait à le prouver. Un patrice avait droit au titre de

S" Protospathaires (r, tcov TrptoTOT-aQapuov àç'la). Spatharocanc?/da/^ (t, TO)v (T-a0apoxav3ioàTO)v àE'la). Spathaires (y, tcov a-7:aQapitov àE'la). Ces trois dignités viennent dans le Clétorologe de Philothée aux huitième, dixième et onzième rangs. Je les réunis ensemble parce qu'elles forment comme les trois degrés d'un

aulique avec la fonction de proconsul d'un lliènie, fonction d'ordre judiciaire que nous retrouverons plus loin.

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