Reiske, Cerem., note i3, cli* i, p
bellans en titre de l'Empereur, ils avaient autorité sur tous les dignitaires eunuques qui, au jour de leur élévation, leur paient la gratification. Ce sont eux, en outre, qui transmettent les ordres du Basileus à tous les dignitaires antiques et l'eçoivent de leurs mains dans les cérémonies les divers insignes qu'ils remettent à l'Empereur. Par exemple, ils offrent à l'Empereur, les cierges ; ils lui mettent la couronne sur la tête, etc. ^ Enfin quel était leur nombre ? C'est là une question à laquelle nulle part nous ne trouvons de réponse précise. Cependant en confrontant les différents passages du Livre des Cérémonies on peut remarquer que. dans tous les passages qui parlent de plusieurs empereurs, il est fait mention des préposites ; dans ceux qui parlent d'un seul empereur, nous ne trouvons trace que d'un préposite-. D'autre part nous pouvons faire la même remarque pour la liiaison de l'Impératrice, ce qui semble bien indiquer qu'il y avait un préposite par cour, mais un seul, chef unique de chaque maison impériale, ayant sous ses ordres tous les cubiculaires. Baanès paraît avoir été préposite de Basile ; Théodore, préposite de Constantin ^.
8) Enfin venait pour les eunuques la grande dignité de patrice. Alors l'Empereur leur remettait les insignes complets de patrice : les tablettes d'ivoire et les codicilles.
Indépendamment de ces dignités réservées aux eunuques, dignités qui leur conféraient, comme nous venons de le voir, certains privilèges et certaines fonctions palatines, la carrière des honneurs leur restait encore ouverte. Comme les autres sujets de l'Empereur ils pouvaient prétendre à toutes les charges de l'Empire, sauf, toutefois, à celles d'éparche. de domestique et de questeur *. Cependant, il y avait, en outre, au palais certaines grandes charges qui leur étaient généralement réservées ^.