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5. Nous savons, en effet, par l'exemple des personnages que nous connaissons par ailleurs, connue Basile lui-même et probahlement Nicetas, qu'il y avait à cette loi des exceptions.
C'est sans doute à cela que fait allusion Ibn Hordadbeh quand il dit
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i) Le parakimomène [6 7:apaxo',iJLCL)|jL£vo>; toO Ôco-tcÔto-j). C'était le compagnon habituel de l'Empereur, celui qui, pour traduire mot à mot Texpression grecque, couche à côté de l'Empereur et avait mission de veiller sur son sommeil. Il paraît avoir généralement porté le titre de patrice. Comme pour toutes les fonctions occupées par des eunuques, on s'inquiétait peu en nommant un titulaire à cette liante et importante charge, de sa famille et de ses antécédents. On cherchait surtout un homme de confiance, un ami de l'Empereur. C'est ainsi qu'au ix" siècle le parakimomène de Michel III était ce Damianos que nous connaissons bien. Il était de race slave et devait sa situation à Bardas qui l'avait pris — et pour cause — en amitié. Quand arriva l'heure de sa disgrâce, il fut, suivant le droit de l'Empereur, déposé de sa charge qui passa au nouvel ami de Michel. Basile' qui reçût en même temps le titre de patrice-. Nous savons par Constantin Porphyrogénète ^ que son grand-père ne nomma point, au cours de son règne de parakimomène. Ce fut l'empereur Léon \I qui renoua cette tradition. Le parakimomène portait le scaramangion et l'épée *.
2) Le protovestiarios (6 irptoToêsa-Tiàpio^ tou oea-TcoTOu). Comme tous les corps de fonctionnaires, les vestiarioi ou préposés à la garde-robe impériale avaient un chef. Avec le temps, ce chef devint un très haut personnage qui, vraisemblablement, ne s'occupait plus du vestiaire de son maître, mais paradait à ses côtés comme grand officier. Sa fortune alla même tellement en grandissant que Codinus le cite au sixième rang des fonctions auliques. Vers la fin du règne de Basile, le proto vestiaire en charge s'appelait Procope.
3) Le chef de la table impériale (6 ItzI tyJs TpairsÇr,^ to'j oetttoto'j). Il y avait deux eunuques préposés à la table impériale. L'un était au service de l'Empereur, l'autre à celui de l'Impératrice.
qu'il y avait à Constantinople quatre cents « préposiles » portant des manteaux vert brochés or. Ces « préposites », qui étaient sans doute les cubiculaircs, étaient les conseillers du roi chargés d'exécuter ses ordres et ceux des patrices. D'entre eux, on choisissait les hauts fonctionnaires de Constantinople et les chambellans du roi (Ed. de Coeje, p. 8i).
I. Ce qui prouve que cette charge était avant tout donnée à un confident alors même qu'il n'était pas ennuque.