Boeckh, 1v, p
3. Ainsi fit Nicephore logothèle, par exemple. Theoph., p. 969.
lourdes devait être évidemment celle qui concernait l'administralion. À Constantinople. l'administration de la ville et du palais, les services généraux du gouvernement réclamaient un nombreux personnel qui. de toute nécessité. devait recevoir un traitement fixe et périodique. Malheureusement. nous sommes très mal renseignés à ce sujet. Peut-être faut-it faire une distinction entre les Üitulaires des grandes charges et leurs subordonneés, Il me serait pas impossible que les premiers n'eussent eu. comme à Rome. aucun traitement ? — exception faile pour les <fratèges. — IIS se contentaient. sans doute. des distributions que l'Empereur faisail à certains jours et des dons obligés que les principaux dignitaires de la couronne, nouvellement promus, remeéttaient à leurs supérieurs hiérarchiques. Mais les autres. c'est-à-dire cette foule de scribes. de notaires. de chanceliers, de fonctionnaires de tous genres. véritables subalternes d'officiers pris d'ordinaire dans les hautes classes de la société, ilx devaient. eux. recevoir une allocation et. vu leur nombre. cette allocation ne pouvait manquer de faire au Trésor une brèche considérable. {est vrai que le gouvernement prélevail un impôt spécial destiné à payer son personnel comme à couvrir le< frais qu'entrainaient pour lui les distributions de présents ἘΣ mais cet impôt ne devail pas suffire. vraisemblablement., à la charge pour laquelle il avait été créé : il fallait donc que le Trésor concourut ponr une part à ces lourdes dépenses, ἢ ον allait de mème pour les dépenses de la Cour proprement dite, Là, en vérité. comme duns les services d'ordre purement administratif, les dignitaires payaient d'assez fortes Sommes au jour de leur promotion : mais ces sommes, nous le dirons plus loin. n'étaient qu'une sorte de capital destiné à donner à chacun une modeste pension, Elles ne pouvaient, en aucune manière. couvrir les frais généraux de la maison impériale. À celles en effet un budget spécial était aMecté : les revenus des propriétés et de la caisse privée du Basileus. C'est quelles devaient être évidemment considérables les
1. Nous trouverons au chapitre sur l'armée les dépenses concernant l'administration militaire.
2. Sauf les traitements en nalure σιτέσεις qu'ils tenaient du trésor tEpanag., ἃ. NE, 9, 50).
ἅς, Ceci ne contredit pas, je crois, la phrase de l'Epanagoge : » ὥσπεο ἄαισθον Ἀχηβάνε: τὶν ἀοχέμον, » COMME nous allons le voir,
dépenses qu'entrainait un train de vie comme celui d'un Empereur byzantin. Indépendamment des objets de luxe. et des œuvres d'art, dont la magnificence impériale aimail à s’entourer: indépendamment des brillants costumes d'or et de soie à l'usage du souverain, de sa famille et des grands dignilaires auliques., l'Empereur avait à payer tout un personnel de domestiques inférieurs employés aux mille nécessités du palais : 11 avait à offrir périodiquement, aux grandes fêles de Fannée, ces somptueux el immenses repas dont parle la Notice de Philothée Σ il avail à recevoir dignement les ambassadeurs étrangers : il avait à faire des cadeaux à ceux qui l'entouraient. Puis 11 fallait aussi compter avec les goûts personnels de chaque souverain : chevaux. spectacles, voyages !, déplacements οἱ cérémonies de tous genres venaient chaque année augmenter le chiffre déjà très élevé des dépenses impériales. chiffre qui, au surplus. se doublaitet se triplail quand. à côté de la cour du Maitre. il avait celles tout aussi nombreuses de l'Impératrice et de ses enfants.
D'autres dépenses, d'ordre administratif, devaient avoir leur place au budget des Basileis, mais de celles-là nous ne savons rien. Tel est le cas pour les monnaies dont plusieurs établissements existaient à Byzance et dans FEmpire?, pour lensei. wuement. etc. De mème, dans loutes les grandes villes, il 1 avait des greniers « 726552 » dirigés par un comte el que l'Empereur visilait de temps à autre pour s'assurer que les provisions de blé indiquées sur les registres Εἷν trouvaient réellement? et que le bureau préposé aux achats de grains «70 zuwvtr0% » fonclionnait régulièrement : mais ce blé semble être plutôt destiné aux soldats qu'à la plèbe et nous ignorons si Byzance continua à faire, comme Rome. de fréquentes distributions de pain. d'huile, ete. Cela est probable, du moins en certaines circonstances. Nous savons, en effet, que Jean Tzimiseès, au retour de sa campagne de Russie, fil faire dans l'hiver 952-953 de nombreuses largesses au peuple et Τὺ]
1. Cf. Neurmano, La silualion mondiale de l'Empire by:antin avant les croisaules, p. 13.
Vous avons de Basile une monnaie d'argent frappée à Naples. (Sabatier,