Schlumberger, Sigillographie, p
donna de grands festins! el Basile ἧς lui-même. après sa victoire de Téphrice, combla de largesses ses soldats et son peuple. Ces dépenses rentraient. sans doute. dans le budget des œuvres de bienfaisance qui. de son côté, n'était point négligeable. Nous savons déjà quels furent les efforts de Basile pour subvenir aux misères de tous genres qui pouvaient se rencontrer dans son Empire : il fit construire de multiples maisons de secours qu'il dota et entretint. Mais ces charités sont, semble-Lil, plutôt le fait d'un prince que celui d'une institulion et. comme tel. le gouvernement devait avoir des libéralités à distribuer aux indigents. C'estdu moins ce qui paraît ressortir d'une anecdote rapportée par le continuateur de Théophane. Sous Romain Lecapène un froid intense qui ne dura pas moins de cent vingt jours se déclara subitement à partir du 3 décembre 92. Les pauvres mouraient en grand nombre et la désolation s'étendait sur la ville comme un grand voile de deuil. L'Empereur. pris de pitié pour tant de maux, ordonna de fermer la partie ouverte des portiques et d'y placer partout des sortes de troncs destinés à recevoir les générosilés particulières. Il fit faire. en oatre. chaque mois de nombreuses distributions d'argent. soit dans les églises, soit sous les portiques. À la fin de l'hiver on avail donné aux pauvres douze « chiliadai » d'argent monnavé?. Le livre des Cérémonies, d'autre part, mentionne souvent les dons que l'Empereur faisait en certaines circonstances, comme aux jours de fêtes, aux pauvres de la ville. preuve que ce chapitre était prévu dans les dépenses impériales. De même quand il allait visiter les hospices et établissements de charilé #,
Enfin l'Etat avait souvent à payer à ses ennemis. Bulgares, \rabes οἱ autres, des tributs de diverses sortes qui étaient pour le Trésor une charge considérable. Ces tributs « πάχτα » paraissent en effet assez lourds. Lorsque l'Empereur Nicéphore fit la paix avec les Arabes. \aron réclama aux ambassadeurs byzanfins une somme annuelle de trente mille nomismes, plus trois nomismes à l'effigie de l'Empereur et trois à l'efligie de son filsi. D'autres fois c'était avec les Bulgares qu'il fallait compo-
Schlumberger, Jean Tiimiscès. Ὁ. 183. Cerem.. 9. Cont. de Theoph.. Lil. Horn. Lecap., XXVIL, ἢ. 136. Cerem., Yaris.