Proch., Proem., p
3. Proch., ibid, $ vel 4, p.73 ΟἹ ἃ, 3. Proch., ibid., καὶ ὅς p. 10.
furent les sources de son lravail? Sa pensée directrice en cet ordre de choses fut loujours de remettre en honneur le droit Justinien dont l'autorité pour n'être plus guère que nominale, n'en existait pas moins. C'est par conséquent, dans les ouvrages de son illustre prédécesseur qu'il dut, tout d'abord, aller chercher les matériaux dont il avait besoin pour l'œuvre qu'il voulait entreprendre. Et c'est précisément à quoi il fait allusion dans son avant-propos lorsqu'il dit qu'il fit traduire les lois du latin en grec: mais qu'on ne s'y trompe pas. Les légistes qui travaillèrent sous ses ordres ne recoururent pas tant aux originaux qu'aux traductions et commentateurs grecs du vr siècle comme Théophile, Théodore, Thelelée, Athanase dont ils exploitèrent les travaux en les défigurant et en les altérant{, sans jamais les transcrire tels qu'ils les avaient sous les yeux. Par un procédé de travail qui échappe el au sujet duquel on ne peut faire que des conjectures, c'est cette source juridique qui fut seule exclusivement employée dans la première partie du Prochiron ὃ. Les Institutes surtout fournirent un large appoint au travail, On utilisa aussi le Digeste, le Code et les N\ovelles. mais d'une façon plus discrète et plus rare si bien qu'on peut presque dire que ce furent les [nstitules qui servirent de base et aussi de modèle à ces vingt et un titres.
Mais indépendamment des livres justiniens, Basile tout en trailant fort mal « l'Ecloge » de ses prédécesseurs iconoclastes, Léon et Constantin, « œuvre qui n’est pas un « choix » — txhoyr, — mais bien la destruction des bonnes lois, qui ne peut servir de rien à l'Etat et qu'il serait stupide de conserver ? » a, plus d'une fois, fail usage de ce document. Trop de sages mesures prises par ces princes élaient sans "doute devenues si populaires et si utiles qu'il n'était ni bon ni possible de les rapporter ἡ. Après donc avoir salisfait sa conscience religieuse par un blâme motivé à l'adresse de cet « enchiridion » mal famé, Basile se l'appropria. IF se l'appropria même si bien qu'à partir du titre XXI, PF « Ecloge » devint la principale source du Prochiron. Sans doute les Institutes et les Novelles servirent encore beaucoup, moins cependant que dans les XXT premiers titres :
. Prochiron, ch. in, p. Lan et 50. τ Mortreuil, FH, 33 et se. . C'est-à-dire des titres Τὰ XXL
. Prochir., Proem., $ 2, p. 9.
. Lachariæ, Geschichle der griesch. rômisch. Rechts, p. 85.
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le Code et le Digeste, eux, furent à peu près complètement négligés. Et comme c'est surtout en cette partie du Prochiron que Basile ἃ introduit le (exte de ses novelles personnelles, il arriva qu'on eut en un scul manuel deux tendances d'idées assez différentes qui ne peuvent s'expliquer que par une cause extrinsèque à la composition de l'ouvrage. « On dirait, dit Mortreuil. qu'arrivés au litre XXT les rédacteurs du Prochiron se sont hälés de terminer leur travail qui avait été conçu et entrepris sous une autre direction d'idées. L'histoire particulière des Basiliques nous fournira l'explication de ce fait qui se rattache à l'ensemble des compilations législatives de Basile !. »
Le Prochiron devint rapidement dans l'Empire le manuel populaire par excellence. Ce fat sur lui que dès lors les juristes s'appuyèrent, comme ce fut lui qu'on étudia dans les écoles de droit. De Byzance il passa dans les pays soumis à l'influence des Empereurs : en Russie, en Halie, et comme il devint dans l'Eglise grecque une des sources du droit canonique?, il passa de mème dans les églises que la métropole convertit à Ja religion chrétienne.
Toutefois après la mort du jeune Constantin, sous le règne de Basile, Léon et Alexandre, probablement à l'époque où Pholius était de nouveau Patriarche, donc après 878 el probablement vers 886%, il fut fait une nouvelle édition du Prochiron destinée à servir d'introduction au recueil que Basile avait composé sous le litre de « Revision des anciennes lois, ἀναχάἤαρσις τῶν παλαιῶν νόμων ». Ce fut l'Epanagoge « Eravzywyr, » : nom donné par les manuscrils, mais qui convient exactement à cette nouvelle édition — revue et augmentée — du Prochiron. Dans la préface Basile explique l'intention qui l'a poussé à agir. Après avoir composé sa « Revision des anciennes
1. Π πὸ peut entrer dans le cadre de cette étude de retracer l'histoire des Basiliques. Ce sera la tâche de l'historien de Léon VI. En attendant je ren voie pour cette question aux travaux de Mortreuil, de Zachariæ, d'Heimbach dont on trouvera les titres dans la bibliographie qui est en tête de ce
volume.