‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 126 sur 354 · Zachariæ, Geschichle · texte numérisé non relu

Zachariæ, Geschichle

tinien, au nombre de douze, ayant leur centre d'affaires à l'hippodrome !.

Le personnel de surveillance placé sous les ordres de l'éparche élait représenté par les épiskeptites, les époptes οἱ les « 3ου)λωταΐ », fonctionnaires chargés d'apposer le sceau. le poinçon du préfel. sur tout ce qui devait en être marqué : balances, poids, marchandises. Des fonctions spéciales dévolues aux épiskeptitles et aux époptes, nous ne savons rien de précis. [ls avaient, évidemment, la charge d'inspecter les marchés, de faire respecter les lois minutieuses qu'indique le Livre du Préfel, de surveiller l'achat et la vente des objets qui arrivaient à Constantinople ou en partaient, en un mot, ils remplissaient l'emploi d'officiers de police, d’inspecteurs des marchés, etc. Les ὁ βουλλωταί » n'avaient pas pour unique mission d'apposer la bulle préfectorale sur les marchandises. 115 allaient dans les ateliers et ailleurs examiner si les prescriptions légales étaient observées? οἱ si les bulles élaient placées, car les peines qui frappaient les délinquants étaient terribles : déportation, châtiments corporels, envoi au couvent, ele.

Comme dans notre Moyen-Age occidental les corps de méliers se trouvaient, à Byzance, groupés en corporations. Ces corporations. naturellement. avaient besoin de chefs, destinés à leur servir de conseil et à les surveiller. Pour leurs affaires financières, elles devaient probablement, relever des commissaires ouautres fonctionnaires du Trésor: mais pour leur organisation et leurs règlements intéricurs, elles relevaient de certains fonctionnaires dépendant de l'éparche. Ces fonctionnaires étaient les Erarches (£525y0:) et les Prostales (προστάται). Suivant son importance, la corporation avait un ou plusieurs chefs, parfois même il n'y avait qu'un seul chef pour plusieurs corporations. C'est ainsi que les marchands de vêtements syriens ou arabes, et les « πρανδιοπράται, » avaient un exarche à leur tête, fonctionnaire nommé par l'éparche ὃς les marchands de porcs, les « ἐἰγχϑυοπράτα, » avaient plusieurs « προστάται 5 » : les « μαλαχαταρίοι » el les « βυρσοδέψαι » au contraire, n'avaient qu'un

. Zachariæ, Geschichle, p. 359. . Livre du Préfet, viu, 3, p. 33.

. Ibid., cf. par ex., x1t, 9, p. 17.

. Ibid, \, 1, p. 29.

ἢ, Ibid, Ἀν et xv1, p. 51 et 52.

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«r20szar,s » el dépendaient du « σύμπονος " ». En somme, il est probable que les corporations avaient toutes à leur tête un ou plusieurs « προστάται » qui prenaient en certaines corporations de plus grande importance le titre d'exarche. Ces chefs servaient d'intermédiaire habituel entre la corporation et l’éparche qui gardail sur elle une autorité directe. Seules, les corporations de second ordre relevaient de lassesseur. Il semble, en outre. que les exarches comme les prostates étaient choisis soil par les corporations, soit plus probablement par l’éparche ? et ne restaient en fonction qu'un certain temps.

Le centurion (κεντυρίων). Nous savons par l'Epanagoge que l'éparche avait droit à un corps de troupe destiné à maintenir l'ordre dans la ville. C'est très probablement le chef de ces soldats policiers qui portait le titre de centurion. Quant aux YEUTOYL42 Ja. NOUS ne savons rien. Peut-être représentent-ils le pouvoir municipal de l'éparche en dehors de la ville, dans la banlieue soumise à la juridiction de l'éparche; peut-être y at-il une analogie entre ces gitoniarches et ceux que possédaient les factions *,

Enfin un fonctionnaire spécial, dépendant lui aussi de l'éparche. résidait sur les côtes et sans doute dans les ports de commerce. C'était le « πάραθαλασσίτης ». H devail surveiller, et probablement. en certaines circonstances, juger tous ceux qui, suivant l'expression de la Pira, naviguaient «πλέοντες τὴν ἠάλασσαν » et ne relevaient pas des officiers d'ordre militaire.

Naturellement, comme en loute administration considérable, l'éparche avait à son service pour les innombrables écritures qui devaient émaner de sa chancellerie des protochanceliers οἱ des chanceliers, scribes chargés de la rédaction des actes οἱ autres documents du même genre.

Reste. d'après la notice de Philothée, les « νομιχοὶ n. Nous retrouverons plus loin des «voutxot », professeurs de droit. Sont-ce ceux-là inèmes dont il est ici question ? Autrement dit, y ail identité entre les «vouxet » du Livre du Préfet el les « νομιχοῖ » de Philothée? M, Nicole le croit. Peut-être, cependant, n'est-il pas impossible de voir en ces «vowxot » des fonclionnaires

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