Cerem
et l'influence de Baanès sous le règne de Basile !. Le sacellaire avail pour mission de surveiller les affaires qui se traitaient dans tous les bureaux. Le notaire de chaque « secreton » lui apportait les registres (χκαταγραφαὶ) qu'il vérifiait, et c'est lui, sans doute, qui adressait au souverain les rapports concernant l'administration générale? tant de la ville que des thèmes, tant des services militaires que des impôts οἱ des hospices. En somme, C'était le premier personnage de l'Empire en ce qui concernait l'administration générale. ΠῚ n'avait la charge spéciale d'aucun ministère, il.les dirigeait tous, ce qui ne veut pas dire, toutefois, qu il était premier ministre. Celte charge n'exislait pas toujours et quand l'Empereur faisait choix d'un premier ministre, il le choisissait où bon lui semblait. Généralement il prenait le logothète. Tel Théoctistos. sous Théodora.
Chaque ministère se composait d'un chef suprême, le plus souvent grand seigneur et toujours, par sa fonction mêine, personnage d'importance. À ses côtés travaillait toute une foule de scribes et de fonctionnaires de second ordre qui se partlageaient l’écrasante besogne des affaires courantes. Psellos nous a laissé un amusant tableau de la vice intéricure d'un de ces ministères dont il ft partie durant sa jeunesse et qui ne diffère pas beaucoup de certains autres plus rapprochés de nous. Un travail énorme accablait les malheureux employés qui n'avaient guère de stimulant pour le joyeusement accomplir. Bien au contraire. Partout c'étaient des intrigues qui s'ourdissaient entre fonclionnaires et c'était à qui damerait le pion à l’autre. L'un mettait en avant son ancienneté, un autre cherchait à se distinguer par sa rapidité à écrire ou par ses connaissances variées. nn troisième avait l'oreille d'un chef et en profitail pour faire de faux rapports. Parce qu'il fallait beaucoup de zèle et de science si l'on voulait percer, parce que, facilement, on était menacé de renvoi ou grondé. la jalousie et l'animosité régnaient en maîtresses dans ces lieux « qui ne sont pas préférables à la géhenne ?. »
Tandis qu'aux affaires financières se ratlachaient les ministères du logothète du Trésor, du préfet de l'idikon et des curateurs, aux affaires militaires les ministères du logothète de