Vil. Basil., ch. ExXAIT et LxAN, p
Rapporter simplement les récils si souvent naïfs et enfantins des chroniqueurs à propos d'un règne serait, ce semble, d'assez médiocre intérêt et de portée bien peu considérable : mais lorsqu'ils sont remis dans le cadre général des institutions d'une époque. ces récits d'abord insignifiants se revêtent, soudain de vie et de lumière. IS deviennent plus compréhensibles, ils se font plus instructifs et ce n'est point chose rare qu'ils ouvrent le chemin fermé qui conduit à l'entière vérité. Il me semble donc utile de continuer, à propos des évènements dont il vient d'être question, l'étude plus large et plus féconde des institutions byzantines au temps de Basile 1", en essayant, après avoir parlé des institutions financières el judiciaires, de décrire, dans la mesure du possible, le mécanisme du gouvernement intérieur de l'Empire soit à Constantinople. soit dans les provinces.
L'administration générale de l'Empire aboutissait, comme nous l'avons dit déjà. dans les dix bureaux ou ministères qui se trouvaient à Constantinople. Nous connaissons quatre de ces « secreta » ceux dont les attributions étaient spécialement financières ; nous retrouverons, en nous occupant de l’armée, d'autres bureaux militaires. Ce qu'il s'agit d'étudier ici ce sont les ministères de l'Intérieur et leur fonctionnement.
À la tête de l'administration générale de l'Empire se trouvait le sacellaire (ὁ saxxs}hustos), personnage important qui pouvait être patrice, proconsul, etc. !, ct posséder même, à côté de sa fonction de sacellaire, une charge aulique. ἃ l'époque de Léon VT il était inscrit au trente-deuxième rang dans les listes de la noblesse impériale ; mais à l'époque de Basile il devait être sans doute le vingt-neuvième. Tels étaient, par exemple, Baanès οἱ Etienne au 1x° siècle que les « Cérémonies » et les actes du Concile de 869 désignent l'un comme patrice, l’autre comme palrice, préposite et sacellaire. Nous connaissons par la « Vila Basilii » comme par les actes du Concile de 869 l’activité