‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 156 sur 354 · Bulletin VIT · texte numérisé non relu

Bulletin VIT

3, Migne, CII, p. 928.

pays slave, entouré de Serbes et de Bulgares, ne pouvait guère compter pour l'Empire. Avec Constantinople, nul autre moyen de communications que par mer ; avec les thèmes grecs, pas de secours possibles contre des envahisseurs trop nombreux, autour, ΟἹ même à l'intérieur des possessions byzanlines. Aussi, sauf Dyrrachion, bien défendue par ses murailles, ce thème ne tarda-t-il pas à tomber aux mains de l'étranger. Son stratège venait en huitième rang.

XXII. --- Enfin, plus au nord, sur cette mème mer Adriatique se trouvait le thème bien abandonné de Dalmalie. Les invasions slaves le conquirent d'assez bonne heure, refoulant la population grecque dans les îles de la côte. À l'avènement de Basile. il n'y avait même plus là, pour elle, de sécurité, ἢ fallut abandonner les îles et chercher refuge sur le continent alors habité par les Croates. C’est sur le refus de ceux-ci que la population grecque s’adressa à Basile peu après son avènement. Un accord eut lieu entre le Basileus et ses lointains sujets. L'impôt payé par les Dalmales au stratège le fut dès lors aux Slaves; la population grecque eut le droit de s’administrer elle-même en élisant son stratège et ses archontes. En échange de ces concessions, et comme signe de soumission à l'Empire. les Dalmates payèrent au stralège un léger impôt!. En 998 ce thème, que déjà Constantin VIT ne mentionne plus dans le Livre « des Thèmes » lomba, définitivement, au pouvoir des Vénitiens. Raguse, Tetrangurium (Frau), Diadora (Zara). Opsara (Absari), Aspatalo, Arbi, Vécla (Veglia) étaient les principaux centres de celle province perdue.

AXIV. — De l'autre côté de la mer lonienne se trouvait le thème de Sicile avec ses annexes. le duché de Calabre, la terre d'Otrante, les villes restées byzantines éparses sur le territoire de l'ancienne Grande-Grèce, comme Naples, Gaële, Amalfi. Le stratège de cetle province. le cinquième des stratèges d'Occident. résidait à Syracuse, et de là gouvernait. par les fonctionnaires de son choix, les populations grecques : mais déjà la Sicile entière n'appartenail plus à l'Empire. Depuis 83x les Arabes avaient un fort élablissement à Palerme. En 861 ils oceupèrent près de trente villes et la majeure partie de l'île, à l'exception de Taormine, Syracuse et quelques autres villes,

ι. De admin,, NNIX, 292-298: XXX, 280.

landis que, sur le continent, Lombards et Bénéventins Jutlaient de concert avec leurs alliés contre la domination des Empereurs, au grand profit des Arabes. Dès 8/40 les ducs de Naples se détachent du stratège et se tournent vers l'Empereur franc si bien, qu'en fait, jusqu'aux conquêtes de Basile en Italie, l'autorilé du stralège ne s'exerça plus que sur un assez faible territoire !. La Calabre. en vérité, vrai centre de la domination byzanline en Italie, relève bien encore, théoriquement, du stratège de Sicile ; mais dès le règne de Basile. Otrante possède un fonctionnaire spécial qui lient ses pouvoirs directement de l'Empereur, le stratège Grégoire, « bajulus » impérial. Lorsque celui-ci prendra possession du thème de Longobardie, le stratège de Sicile, chassé de Taormine (902), ira s'installer à Reggio, ΟἹ c'est de là qu'il gouvernera les resles de son thème de Sicile?, En somme, à l'époque de Basile, il y ἃ encore un stratège de Sicile et un fonctionnaire spécial en Calabre. Si ce dernier territoire ne porte pas le titre officiel de stratégie, en fait, cependant, son chef, aussi puissant que le vérilable stratège, commande souverainement un pays plus étendu et plus homogène que la Sicile, presque tout entière musulmane.

ἈΧΥ. — Reste, d'après le Livre des Cérémonies. un petit thème tout à fait isolé, scule possession byzantine sur les côtes scythe et slave : celui de Cherson, dans la Crimée actuelle. ἢ est dernier en liste et ne paraît guère avoir eu qu'une impor lance commerciale. Les Petchnègues et les Khazares l'enveloppaient de tous les côtés. et, certainement, contre une invasion, le stratège n'eût pu tenir tête aux ennemis. Du reste, ce territoire byzantin n'était devenu stratégie que depuis peu de temps. I datait du règne de Théophile, de l'année 833.

XXVE — Au cours du règne de Basile, Chypre revint, quelques années durant, possession d'Empire, Tombée aux mains des Arabes, depuis l'époque d'Héraclius, Basile réussit à y envoyer un stratège d'illustre origine, Alexis qui y demeura sept années, Après quoi Pile retomba aux mains de l'ennemi#. Il semble même qu'il y ait eu, momentanément, une organisation assez complète puisque nous savons par Photius qu'il y avait

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