Basilie., FE. 1, ΤΊ καὶ 30, p
étaient fous !. De leurs décisions on pouvait en appeler au jugement de l'Empereur, du Patriarche, de l'éparche ou du questeur, suivant le cas?. Comme le stratège, le juge de province portait une ceinture (ζώνη), symbole de son autorité. A celle calégorie de fonctionnaires se rallachait le « préposé aux pétilions » (ὁ ἐπὶ τῶν ὀεήσεων) qui paraîl avoir existé dans chaque thème. Parfois le même fonctionnaire élait préposé aux pétitions et juge du thème *.
Enfin, il y avait dans les thèmes des éparches. Nous ne les connaissons que par la mention qu'en donne le Livre des Cérémonies? : il est probable qu'ils avaient des attributions assez analogues à l'éparche de Constantinople, mais avec une autorité bien moindre puisqu'elle se trouvait directement limitée par celle du stratège. ΠῚ est possible qu'ils n'aient eu entre les mains qu'une autorité policière. Nous connaissons par Photius le nom d'un éparche de Chypre, Staurakios *.
A côté de tous ces fonctionnaires qui venaient de Byzance ou étaient nommés par le gouvernement central, il faut probablement ajouter le conseil municipal qui, sans doute, fonctionnait dans chaque commune (22) jusqu'à la novelle de Léon les supprimant. Il est très vraisemblable que c'est à ce sénat municipal que l'Epanagoge fait allusion quand elle ordonne ἃ l'évèque et aux « prolevontes » de dénoncer les archontes prévaricateurs.
Enfin il y avait probablement dans chaque ville une sorte de garde municipale, une « τάξις» destinée à faire la police du lieu. Celle taxis avait sa caisse el son organisation propre, mais parail avoir élé assez mal famée, car on y inserivait d'office le clerc qui se mariail après son ordination ou le moine qui pour la seconde fois s'échappait de son monastère f,
\insi done chaque province reflélait assez bien l'image de la grande ville, capitale de l'Empire, quant à l'organisation civile qui SY\ trouvait établie. I fallait un gouvernement militaire fort et respecté : la province l'avail par son thème et son
ι. Proch., 1. 43, p. 17.