Sigillog
un commerciaire de Thessalonique qui est protospathaire, un dioecète de Sicile qui est patrice, ete. Tous ces fonctionnaires relevaient des grands officiers de la couronne en résidence à Byzance: du logothète du Trésor public ou du chartulaire du sakellion ; mais un lien de subordination les unissait-il aussi au protonotaire ? c'est ce que nous ne pouvons dire. Il est probable que non, pour cette double raison, qu'ils possédaient tous des tilres analogues et paraissent dans les cérémonies marcher sur un pied d'égalité; surtout qu'ils relevaient du stralège, el, puisqu'on avait à dessein abaissé les protonotaires en faveur des chefs militaires du thème, ce n'était pas pour donner au représentant civil du pouvoir une sorte de « προέλευσις » qui l'eùt grandi et rendu plus fort en face de son supérieur. Seulement --- et cela est à noter — entre les divers prolonotaires du thème, il y avait une hiérarchie et cette hiérarchie était précisément celle des thèmes. Un protonotaire des Anatoliques ou des Arméniaques avait le pas sur un protonotaire de Paphlagonie ou de Charsian et il est probable qu'il en allait de mème des autres fonctionnaires répandus dans les thèmes. Tous, en effet, ne résidaient pas dans la métropole. Chaque ville, comme le prouvent les sceaux, avait ses dioecèles, ses épiskeptiles, etc.
L'administration judiciaire se trouvait représentée dans le thème par le tribunal de la métropole à la tête duquel se trouvaient les juges du thème (θεματιχοὶ κριταί) avec, probablement, un juge supérieur, l'anthypalos ! du thème. Ces juges avaient, en général, un rang nobiliaire plus élevé que les prolonotaires. [15 étaient souvent protospathaires. À leurs côtés travaillait un certain nombre de magistrats que les Basiliques 3 appellent « higoumènes » et qui avaient une charge plus ou moins importante. I y avait des higoumènes « μείζους » οἱ d'autres « ἐλάττους », Leur mission consistait à veiller à l’exécution des lois, à juger des procès, à faire respecter la justice : ils avaient droit de s’immiscer dans la vie privée des individus quand les circonstances l'exigeaient. Ainsi c'était à l'archonte, c'est-à-dire probablement au juge de donner son avis dans les questions de mariages lorsque les parents des jeunes gens
1, Epanag., VE, 1, τὸν Cerem., p. 241.