Lib. Ponlif., p. 185. n° 30, Mansi, xvt
tribunal se trouvaient plusicurs religieux. Bien plus, le haut clergé lui-même parait avoir été, au début de l'affaire, partisan du vieil Ignace. Quelques membres du synode « τῶν ἐπισχόπων οἱ νομιζόμενο. λογάδες » prélats de cour el de fidélité douteuse ?, se rangèrent bien, en vérité, dès la première heure, du côté de Photius et s'en allèrent « à cause du malheur des temps » demander à Ignace une prompte abdication ; mais ce fut lexception. La majorité des évêques et le peuple, tout d'abord, lui restèrent fidèles ὅν Les uns ΟἹ les autres réclamèrent le retour du Patriarche et la cessalion des tourments qu'on lui faisail subir, Le synode alla même, paraît-il, jusqu'à refuser de reconnaître Photius et présenta à sa place trois autres candidats ἢ. Malheureusement la résistance fut de courte durée. De concessions en concessions, gagnés par des faveurs ou hrisés par la crainte. les évêques, à l'exception de cinq ὅς acceptèrent tour à tour le fait accompli. à une condition cependant : ils exigeaient qu'ignace vécût honoré, qu'on ne fit rien contre sa volonté οἱ qu'on ne le molestät d'aucune façon 5, Photius donna sa parole et l'accord se trouva airisi réalisé quelques semaines durant”. Mais, sans doute, sous la poussée de l'opinion populaire toujours peu favorable à Photius$, le nouveau Patriarche, dans l'espérance de vaincre les dernières résistances, imagina de réunir un concile, aux Saints-Apôtres. Les Pères, habilement choisis et circonvenus. firent ce qui leur fut commandé : ils dépostrent Ignace et lanathématisèrent. Peine perdue ! Tandis que Métrophane et quelques amis se détachaient définitivement de Photius el le déposaient à leur tour dans un concile tenu par eux à Sainte-[rène, la population continuait de se prononcer en