Mausi. xv, 169-151. Lib. Pontif
C'était là, évidemment, la meilleure solution provisoire. D'une part, en effet, malgré loutes les apparences et certains faits contraires !, on imputait à Ignace divers crimes. Les uns disaient qu'il avait été l'élu de la puissance séculière ὅς les autres qu'il se portait accusatear du patriarche Méthode: Photius le Uraitait de détracteur de la mémoire du pontife défunt et disait qu'on devait le regarder comme un véritable parricide*. D'autres l'accusaient même —- et la chose pouvait ne pas manquer de vraisemblance aux yeux de certains, vu les origines d'Ignace — de faire de l'agitation politique. Enfin — et c'était le motif véritable — on lui reprochail son autorité. son excessive raideur, ses idées de réformes et sa sévérité ἢ, Or. ces attaques, ces irrégularilés, ces fautes, réelles ou prétendues, Ignace devait les réfuter et les expliquer. Quant à Photius, il se trouvait en très peu canonique posture, Contrairement à tous les usages, il avait subitement et sans transition, passé de la vie séculière — et d'une vie séculière qui n'était pas exempte de tous reproches 5 — à la vie épiscopale, et cela uniquement grâce au souverain ; il avait accepté un siège régulièrement occupé : il avait usé de violence pour obtenir l'abdication de son prédécesseur : enfin, chose plus grave, c'élail un évèque plusieurs fois condamné : par un synode, par Ignace et par le Pape, Grégoire Asbestas, qui l'avait sacré. Comment dès lors, en présence d'un tel confit, agir autrement qu'en convoquant un concile dans lequel, des deux côtés, on exposerait les faits, on expliquerait les événements, on se juslifierait. Malheureusement, l'affaire déjà par elle-même assez compliquée, se trouvait encore obscurcie par la division extrême des partis. Ignace avail pour lui — et ce devait être aux yeux du Pape une bonne note — les moines qui défendaient dans le Patriarche un des leurs. Le Stoudion, à sa voix, s'élait levé pour sa défense, et son higoumène, Nicolas, avait souffert la persécution à cetle occasion ὅν, Le moine Théognosle, de son côté, dès 8617, élait parti pour Rome et dans la délégation byzantine que le Pape ne larda pas à appeler à son