Lib. Ponlif., 155. Mansi, xv, 219 et xvt
d'avance ! et parmi des gens qui n'auraient pas dû figurer au nombre des Pères. Aucun Patriarche n'était là pour présider les séances ?. Ignace, sommé de comparaître comme simple moine #, élait jugé d'avance ἢ. De tous les griefs formulés contre lui, on en retint un seul et on lui appliqua le canon XXXI des constitutions apostoliques : « Quiconque ‘aura obtenu une dignité ecclésiastique au moyen des dépositaires du pouvoir civil devra être déposé. » Il fut donc honteusement dégradé comme « indigne. » Par la force on lui fit tracer une croix sur un acte d'abdicalion auquel on ajouta : « Moi, très indigne Ignace de Constantinople, je reconnais être devenu évêque sans élection « ἀψηφίστως », et j'avoue également avoir gouverné. non pas d'une manière sainte, mais d’une façon tyrannique 5. » Puis on chercha à s'en débarrasser ὅ en lui faisant crever les yeux, ΠῚ ne fallut, paraît il, rien de moins qu'un long tremblement de terre de quarante jours au mois d'août pour rendre au vieux Patriarche un peu de répit£.
L'affaire d'Ignace ainsi réglée, le concile termina son œuvre, en édictant quelques canons de saveur toute romaine, destinés à adoucir le Pape. et les légats s'en allèrent. laissant l'Eglise byzantine encore plus profondément divisée qu'elle ne l'avait été jusque-là. Is rentrèrent vers la fin de l’année ὅθι *.
Bardas, le véritable instigateur du concile, avait espéré, en faisant anathémaliser Ignace, que le peuple se détacherail tout à fait de son Patriarche. Ce fut en vain. « Ignace restait toujours le Patriarche du peuple : Théophile, celui de l'Empereur : Photius, celui de Bardas 1°, » À celte date, Basile ne comptait pas encore. I n'avait nulle qualité pour intervenir dans tous ces graves débats. Tandis qu'autour de lui la lutte continuait de plus en plus âpre et acharnée. que jusqu'aux amis de Photius, chacun commençail à trouver que toute cette affaire tournerait