‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 198 sur 354 · Migue, CI, p. 585 et seg. Lettre I · texte numérisé non relu

Migue, CI, p. 585 et seg. Lettre I

afin que « nous nouions avec votre sainteté un nœud pur et indissoluble . » Autrement plus intéressante, à ce sujet, est la seconde lettre qu'il écrivit an Pape après le Concile présidé par Rodoald et Zacharie en 861. Très nettement Photius met les canons ecclésiastiques au-dessus de toute autre autorité. Si Rome ἃ des règles — telle, par exemple, la loi qui interdit à un laïc d'être immédiatement ordonné évêque — que Constantinople ne reçoit pas, Constantinople n'est pas tenue de les observer ?. Seuls sont applicables en tous lieux. les canons établis dans les conciles œcuméniques et confirmés par le suffrage des évèques®. Le principe établi, Photius fait alors quelques concessions. Il veul bien se soumettre à la charité paternelle « du pape» «ἐν πᾶσι δὲ τὸ πειθήνιον τῷ πατρικῷ ὑμῶν ἀγάπῃ" et reconnaitre l'intégrité de l'Eglise romaine point divisée par les schismes « ὀλόχληρος ἡ 'Ρωμαίων ᾿χκχλησία συντετήση ται. σρισυατικαὶς οὐ μεριζομένη, μανίαις 5. » ΠῚ eût même sanctionné tous les canons élablis par le Pape sans l'Empereur qui l'en empêcha 6, Mieux encore, il confesse la primauté du Souverain Pontife ? en deux mots « ἐν αὐτοῖς τούτοις πρωτεύειν λαχοῦσιν », mais, pour se venger tout de suite en donnant au Pape des conseils de justice et d'équité $ qui ne cadrent guère avec le respect qu'un inférieur doil à son supérieur. Néanmoins le mot est dit. Sur les lèvres de Photius, il a plus de valeur, ce semble, que sur celles d'Ignace et des religieux qui lui étaient dévoués. On pourrait, du reste, trouver d'autres textes assez probants qui tous confirment la foi byzantine en la primauté de Rome”, mais qui, replacés dans le cadre général de l'histoire, montrent aussi que nous sommes à une époque de transition

ι. Migne, CII, p. 5Kg.

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