‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 199 sur 354 · bid · texte numérisé non relu

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ὃ. Jbid.

7. Gette seconde lettre ἃ été publiée par Jager d'après le « Τόμος 7äpx » édité à Bucharest en 1705. Elle s'arrête précisément à ce passage sur la primauté. La dernière partie de la lettre n'existe qu'en traduction latine. Cf. Mai Biblioth, nov., IN, p. 50.

8, Migne, CIT, Gr7,

y. N'est-ce pas Basile ni même qui écrivit ces mots significatifs : « quid in sede aposlolica inimaculala est semper catholica reservata religio, οἱ sancta celebrala doctrina » {(Mansi, αὶ, p. 27}.

transition où lentement s'élabore sur le vieux fonds reçu une doctrine nouvelle.

Mais l'autorité du Pape se manifeste de façon plus claire encore à cette époque à propos de la réunion des conciles et de leur confirmation. Dès le début des luttes religieuses qui nous occupent, l'Empeur et Photius demandent à Rome des légats pour ouvrir le concile. Bien visiblement, on constate qu'à Byzance comme ailleurs, chacun a le sentiment qu'aucune assemblée conciliaire ne peut être générale sans l'approbation du Papet. On se passe à la rigueur des représentants de Jérusalem et d'Alexandrie : du Souverain Pontife, jamais. De plus, les légats du Pape (apocrisiaires, Lopolerèles) sont reçus avec un honneur spécial : ils dirigent les délibérations du concile οἱ signent les premiers. Qu'il s'agisse de Rodoald et de Zacharie, d'Etienne. de Donat et de Marin, mème du cardinal Pierre, au synode schismatique de 879, loujours nous trouvons les” ambassadeurs romains à la présidence du concile ?, passant, quel que soit leur rang hiérarchique, avant les évêques, l'Empereur, le Patriarche*, Enfin Rome se réserve invariablement la confirmation des faits et des canons décrétés en séances. Non seulement les légats de 869 font accepter aux évèques la clause qui accompagne leur signature, par laquelle ils en réfèrentau Pape ἢ non seulement nous savons avec quelles restrictions, plusieurs fois exprimées, Jean VIIT confirma le concile de 839. mais nous voyons qu'en ὅθι, Photius mit tout en œuvre pour obtenir des légats confirmation de la déchéance d'Ignace, preuve manifeste, ce semble, du pouvoir reconnu au Pape par l'Eglise byzantine ὁ.

Cette reconnaissanee de la suprématie pontificale n'inclut pas, loutefois, la reconnaissance de tous les droits du Pape. En fait, il faut bien remarquer que l’époque où Photius parle avec respect el soumission de Rome, correspond à un moment de son histoire où il espère voir son élection confirmée. Pour complaire au Pape dont il a besoin, il a accepté quelques-uns de

ιν Quand, du reste, par hasard, Constantinople oublie ce principe, Rome se charge de le lui rappeler (Lettre de Nicolas à Michel VIH. Mansi, xv p. 102).

a. C'est même une condition qu'impose Hadrien 1 (Mansi, A4 p. 22).

3. En 869, Marin, simple diacre de l'Eglise romaine, signe avant Ignace et les empereurs. De même les légats en 859 (Mansi, xvnr, 507).

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