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ments, plein de zèle pour corriger les désobéissants, courageux quand il s'agit de la défense de la vérité, fier devant les Empereurs !, car c'est lui seul. le Patriarche qui doit interpréter les lois ecclésiastiques ct juger en ces sortes de matières ?. Mais, parce que {elle est sa fonction, parce que, comme FEmpereur. il doit veiller à la conservation de la paix et du bonheur des sujets, il doit y avoir concorde et harmonie entre les deux pouvoirs %, ce sans quoi la société est bouleversée et l'union compromise : on ne le savait que trop à Byzance. Dès lors, rien d'étonnant que le cérémonial ait placé à peu près sur le mème rang l'Empereur et le Patriarche. Si tous deux ont leur demeure terrestre près de celle de Dieu dont ils sont les représentanis ici-bas, tous deux se rencontrent quand il s'agit d'honorer « la très sainte Trinité, » À toutes les fêles religieuses, basileus οἱ Patriarche sont présents à Sainte-Sophie pour pontifier suivant la liturgie. Rien ne se fait sans Fintime collaboration des deux pouvoirs, Si l'Empereur ἃ sa place déterminée et ses fonctions réelles à l'office, le Patriarche ἃ la sienne dans les cérémonies profanes. L'un nomme aux grandes charges et l'autre consacre. confirme par ses prières l'œuvre du premier. Qu'il s'agisse du couronnement impérial, de l'élection d'un César, d'un nobilissime où d'un patrice, toujours et parlout nous voyons apparaître les deux représentants de Dieu. Aussile cérémonial byzan- Lin a-t-il eu soin de donner au Patriarche une place à part dans les grandes fêtes du Palais. À la table impériale, seul il a le droit de s'asseoir à côté el avant le césar, le nobilissime. le euro palate, le basileopator et la patricienne à ceinture !. Chaque fois. il est invité officiellement par l'intermédiaire du cubiculaire el du silentiaire de service ὅς, et jamais l'un n’aborde l'autre ΟΠ: ciellement sans lui donner un fraternel baiser, Mais celle intime collaboration des deux pouvoirs se manifeste autremenl que par de simples formes extérieures, De même que l'Empereur s'occupe activement des affaires religieuses. le Patriarche, de son côté, s'occupe des affaires civiles. I prend part aux conseils d'Etat qui traitent de choses purement laïques V'est-ce
. Epanag., LUE, ς 3, . Ibid, $ 4, 6.
. Ibid., $ 8, p. 67-68.
. Gerem., 1341.
. Gerem., 308,
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pas Michel Rhangabe qui convoqua le Patriarche pour savoir s'il convenait de faire la paix avec les Bulgares ! ? ΠῚ juge dans les grands procès quand il s'agit de crimes d'importance® : lorsque Basile se crut trahi par son fils Léon, Photius assista comme juge au procès qui lui fut intenté. Il fait souvent partie du conseil de tutelle, lorsque l'Empereur, en mourant, laisse des enfants mineurs. Ce fut. entre autre, le cas à la mort d'Alexandre, fils de Basile. Le patriarche Nicolas fut appelé au conseil et eut sa part dans l'administration de l'Empire *. Mais cetle autorilé du Patriarche, même en matière civile, n'était qu'une conséquence assez naturelle de l'autorité qu'il avait comme chef de l'Eglise. Là, en effet, l'évêque de Constantinople était souverain absolu. L'Epanagoge * a longuement détaillé les droits du Patriarche au point de vue religieux, droits que le concile de 869 avait déjà précisés. Seul, le Patriarche ἃ mission d'interpréter en dernier ressort la jurisprudence ecclésiastique, car il est juge. Les plus graves affaires doivent être portées devant son tribunal et, dans les assemblées synodales, il est toujours le premier. Non seulement il a le soin οἱ la sollicitude des métropoles, des évêchés et des monastères qui relèvent de sa juridiction, et là, évidemment, il a le droit de jugement et de condamnation, mais encore il peut exercer ces mèmes droits de juge dans les autres provinces qui ne dépendent pas de lui et dans lesquelles la « stauropigie » ne lui appartient pas 7, Enfin, suivant la prescription formelle du concile de 869, c'est devant le Patriarche seul, et non devant les mélropolitains et évêques voisins, que doivent se juger les affaires en litige concernant tel métropolitain ou évèque *.
Tant de pouvoir et d'autorité de la part du Patriarche n'allaient pas sans d'assez graves inconvénients. Par la force même des choses, des empiètements de juridiction étaient à craindre aussi