‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 210 sur 354 · Vil. Ignat., 505. Cerem · texte numérisé non relu

Vil. Ignat., 505. Cerem

3. Cerem., p. 997. Π semble que le synode comptait douze membres, y compris le Patriarche et le syncelle, sans doute en souvenir des douze apôtres (Vi. Basil., ch. xx1, p. 260 ; Cerem., 1381). Cf. à ce sujet Zhishman, Die Synoden und die Episcopal Amler in der morgent. Kirche.

ἡ. Cf. Brehier, p. 65.

5. Code, ἵ, $ 2,1. 6, p. 12. Cf. Vaïlhé, Eglise de Cple, col. 1327 et 8564.

ὃ. it. Ignal., 505.

ils lui promettent surtout respect et fidélité !. IL est impossible de savoir exactement qui faisait partie du synode. Peut-être étaient-ce les évêques de la province, ceux qui, au dire du Nomocanon?, devaient se réunir une fois l'an, en juin ou septembre, autour du Patriarche pour Constantinople, autour des métropolitains dans les provinces, afin de s'occuper des affaires ecclésiastiques ; peut-être élaient-ce les métropolilains les plus proches de Byzance ; peut-être enfin des évêques sans juridiction épiscopale, vivant à Constantinople autour du Patriarche. Aucun texte ne nous donne à cet égard de renseignements précis.

Le premier personnage ecclésiastiqne après le Patriarche était le syncelle (ὁ σύγχελλος). Bien que nous ayons à son sujet, pour l'époque qui nous occupe, très peu de renseignements précis, nous pouvons cependant, d'après l'étymologie du mot, conjecturer qu'il remplissait auprès du Patriarche le rôle que jouait auprès de l'Empereur, le parakimomène. Le syncelle, dont le titre est honorifique et ne correspond très probablement à aucune charge définie, est le premier après le Patriarche. ἢ passe avant tous les métropolitains et archevêques ὃ: il a sa place marquée dans les grandes cérémonies civiles tout de suile après le recteur, c'est-à-dire avant les plus hauts personnages de l'Empire 5. Si nous savons qu'il existait, bien avant le 1x° siècle. des syncelles 5, c'est à cette date toutefois — et plus exactement sous le règne de Léon VI --- que le syncelle semble grandir en dignité. C'est à cette époque, en effet, qu'il prend place au nombre des grands fonctionnaires de l'Empire. Seul, parmi les ecclésiastiques. il est nommé au Clétorologe et, à en juger par les cérémonies de sa promotion, on peut se rendre compte de son importance. Ilest probable, du reste, que sa fortune corres pond aux transformations que subil au x° siècle le mode d'élection du Patriarche. Tant que celles-ci furent relativement libres. le syncelle resta dans l'ombre. Sa situation était analogue à celle de ses confrères d'Egypte. de Jérusalem et d'Antioche ; mais

. Fil. Ignat., p, 505.

. Nomocan, {. VIE, vur, δῦ.

. Du Cange, vide « σύγχελλος », CF. Fil. Euthy., éd. de Boor, IV, p. 11. . Cerem., p. 169.

. dbid., p. 1345.

. Pargoire, op. cit, p. Gr.

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quand les empereurs eurent accaparé à leur profit les élections, le syncelle devint comme le représentant de l'Empereur auprès du Patriarche, son homme de confiance auquel plus ou moins la succession était réservée. Tel fut le cas pour Etienne, fils de Basile. Avant d'être patriarche, il fut syncelle. Peut-être même est-ce bien un peu pour lui qu'on fit passer cette dignité au premier plan comme on le fit pour celle du Basileopotor, à la mème époque. Chose très remarquable, en tous cas, la promotion du syncelle rappelle en plus d'un point l'élection du patriarche. L'Empereur le nomme par la formule : « ᾿Επὶ 0v6ματος Πατρός, Υἱοῦ καὶ ἁγίου Πνεύματος, προδάλλεται ἡ ἐκ θεοῦ Βασιλεία ἡμῶν σύγχελλον ".. » Puis les chambellans le conduisent auprès du Patriarche auquel on annonce la promotion par ces mots : « Ἧ Βασιλεία ἡ μῶν προεδάλετο τοῦτον σύγχελλον 3. » Alors, le Pontife bénit (σφραγίζε.}) le nouvel élu et fait part de la chose aux métropolites et aux archevêques présents à Constantinople par cette autre formule : « Ὁ Βασιλεὺς ἡμῶν ὁ ἅγιος θεόεν ὁδηγυηθεὶς τοῦτον προεβάλετο σύγχελλον. » Si les formules expriment quelque chose, c'est bien, ce semble, l'absolue dépendance de ce personnage à l'égard de l'Empereur. Dès lors, que le Basileus ait le droit de désigner le Patriarche, qu'il choisisse. en général, le syncelle pour cette haute fonction, et tout naturellement l’archevêque de Constantinople se trouvera être la créature de son impérial bienfaiteur. Aussi, des honneurs spéciaux sont-ils décernés au syncelle. Il passe avant les métropolites, s'asseoit sur un siège séparé et assiste au conseil du Patriarche#. Il est probable que le syncelle de Constantinople était, au moins, archevêque. Du moins avons-nous, du χι" siècle, le sceau d’un syncelle, métropolite de Chalcédoinet. Cependant, les deux syncelles d'Orient qui vinrent à Constantinople lors des affaires de Photius, Joseph d'Alexandrie et Elie de Jérusalem, n'étaient point évêques. L'un était archidiacre et l'autre prêtre 5. Mais la haute situation faite un instant aux syncelles semble avoir été d'assez courte durée. Dès le χι" siècle, l'illustration attachée à ce titre

. Cerem., p. 996.

. Schlumberger, Sigillogr., p. 413.

. Vi. Ignat., 54%. Les souscriptions du concile de 86g donnent cependant à Joseph le titre de diacre (Mansi, XVE, 190).

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décline et Constantin Ducas explique que ce n'est qu'au palais qu'ils jouissent des prérogatives attachées à leur rang. Codinus ne les cite mème plus. Si tous ces renseignements sont de quelques années postérieures au règne de Basile, il n'en est pas moins certain. cependant, que même à son avènement, la charge de syncelle était déjà parmi les premières dans l'Eglise. Lorsque l'Empereur voulut récompenser ses plus fidèles amis, il leur donna à lous de très hautes dignités. Mais s'il fit lant déjà pour ceux qui le servirent d'une façon en somme assez secondaire, on peut conjecturer qu'il sut faire plus encore pour le premier artisan de sa fortune future, pour le fameux higoumène de S. Diomède, Nicolas. Or,.précisément, il ne trouva rien de mieux que de rrommer son bienfaileur, tout à la fois syncelle et économe de S"-Sophie!. D'où il suit que déjà à cette époque le syncelle était nommé par l'Empereur οἱ que ce titre de grande distinction, quoique tout honorifique, pouvail être donné conjointement avec une charge importante.

Au point de vue strictement ecclésiastique, l'archidiacre est le premier fonctionnaire après le Patriarche. C'est vraisemblablement sur lui que repose toute l'administration du diocèse. ἢ accompagne le Pontife dans toutes les cérémonies religieuses, mais non, semble-til, dans les cérémonies civiles. Il porte l'Evangile que baise l'Empereur ?, reçoit de lui aux grandes fètes des présents comme certains fonctionnaires d'ordre secondaire ὁ et l'encense avant le Patriarche ?. Il est très remarquable que l’archidiacre ne soil nulle part nommé dans les cérémonies de la Cour, Peut-être comme le Chartophylax et d'autres dont les fonctions étaient surtout d'ordre administratif n'avaitl pas droit, comme tel, de figurer parmi les dignitaires ayant leurs entrées au Palais,

Ainsi que dans l'administration civile, les affaires religieuses passaient par des « secrela » ou bureaux au sujet desquels nous n'avons aucun détail. Le livre des « Cérémonies » cite les « παπᾶς es τοῦ 72228700 5 » Qu Patriarche et les sceaux nous donnent divers Litres relalifs à cette administration, tel celui de notaire

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