‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 232 sur 354 · Mansi, xvt · texte numérisé non relu

Mansi, xvt

ἢ, Pour le νὰ" siécle, il existe une novelle de Justinien assez détaillée sur les prérogatives de ce personnage (Cf. Marin, op. cil., 170.

ὃ. Fil, S. Joann., p. 431.

ET L'EMPIRE BYZANTIN 287 lion de l'higoumène, dont le signe distinctif était le bâton pastoral, et la communauté était fondée. Le choix de l’higoumène se faisait de manières assez diverses dans les couvents, suivant les droits du fondateur, de l'évêque ou des moines. Le « typicon » indiquait, en général, la loi à ce sujet !. En tous cas, depuis le concile de ὅθι, il fut interdit à l'évêque de se nommer lui-même higoumène ou de placer quelqu'un d'autre à sa place !, pas plus qu'il ne lui fut permis de fonder de nouveaux monastères avec l'argent de son évêché. C'était, en effet, pour un évêque peu soucieux de ses devoirs, un moyen commode de s'enrichir aux dépens d'autrui. L'évêque. tout en restant évêque, fondait un monastère, il en devenait l'higoumène et l'argent de son évêché comme du monastère. de celte façon, lui revenait. C'était la ruine des fortunes épiscopales, chose lamentable que le Concile dut interdire.

Cette exclusion indiquée, qui pouvait élire et être élu ? Si le couvent était libre, les religieux nommaient eux-mêmes leur supérieur. On choisissait, en général, un des dignitaires de l'ordre et plus d'une fois les Vies de saints nous apprennent qu'à son lit de mort, entouré de ses fils, l'higoumène désignait son successeur au choix des religieux ?. Si le couvent, au contraire, se trouvait sous la dépendance de quelqu'un, que ce füt le Patriarche, le Basileus, un Evèque ou un particulier, l'élection devait être au moins approuvée par celui-là, quand il n'avait pas droit de présenter ou de choisir #, De cette seconde façon de faire, nous avons plusieurs exemples pour le 1x° siècle qui semblent éclairer le procédé en usage. Lorsque sainte Théodora de Thessalonique se trouva trop âgée pour diriger sa communauté, l'archevêque de Thessalonique, Théodore, présenta à sa place (προεδλήθη.) la fille d'une pieuse femme, Théopiste, au choix des archimandrites Hilarion et

1, Le typicon pouvait être de deux sortes, C'élait soit l'ensemble des règles d'un couvent, soit l'ensemble des règles liturgiques qui commandaient les offices de l'année. L'élection de l'higoumène se trouvait dans les typica de la première classe. Du reste, au point de vue de la règle, en général, toutes se ramenaient à deux chefs principaux : à celle de $S. Basile ou à celle de S. Pacôme. On sait, par exemple, qu'au xr siècle, le monastère fondé par Alexis Comnène « τοῦ φιλανθρώπου Χριστοῦ » vivail sous la seconde de ces règles (Sigill. by=., p. 139). La règle de $. Basile était la plus généralement praliquée. Au Sinaï les moines vivaient sous la règle de S. Antoine.

a. Analecta boll., IV, 353.

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