‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 231 sur 354 · À, À. $S. S., juillet, VE, Go · texte numérisé non relu

À, À. $S. S., juillet, VE, Go

a. Vi. $S. Hilar., Vasiljev, Soc, orth. russe de Palest., t. IV, p. 4o. 1888, 3. Sym, Mag., ch. xLu, p, 741.

n'y ait pas eu de monastères ἢ. Constantinople comptait un nombre respectable de monastères dont l'origine était presque toujours la même : la conversion d'un personnage qui transformait son immeuble en couvent. Tel fut le cas de Théophane, d’Aspar et de bien d'autres au 1x° siècle. Ces transformations étaient même à cette époque si fréquentes que les Conciles durent lutter contre les abus. Pour une raison ou pour une autre, on élevait une maison religieuse, puis, un jour, on reprenait la fortune qu'on avait apportée, on vendait le bien du couvent ou on le léguait à d'autres ? et les religieux se trouvaient ainsi dans de cruelles nécessités. Abroger de telles coutumes était un devoir auquel le Concile dit « prima secunda » travailla, sans, du reste, y réussir. Mais l'abus était plus dangereux encore quand il prenait fantaisie à deux époux de se faire moines et de fonder un couvent dans leur propre immeuble. On avait alors un « monastère double », c'est-à-dire composé d'hommes et de femmes séparés seulement les uns des autres par de faibles barrières. Le danger élait si grand que l'Eglise n'attendit pas le 1x° siècle pour s'élever contre de telles habitudes, et. en vérité, elle paraît avoir été plus heureuse sur ce point que sur le premier, car nous n'avons pas, pour le règne même de Basile, de preuves certaines de leur existence ; mais leur disparition n'était, en tous cas, pas ancienne #. Pour l'ordinaire, l'érection d'un couvent se faisait en dehors de ville, dans une propriété qu'on affectait au service des religieux. Là, le fondateur érigeait une église centrale, autour de laquelle venaient, avec le temps, se grouper d'autres chapelles ou oratoires# : la demeure du donateur devenait le couvent et, comme par le passé, fermes et dépendances (uerola) servaient au travail des champs οἱ à d'autres usages. comme à la réception des étrangers et à la formation intellectuelle et morale des enfants (χαταγώνιον) ἢ. Si chacun de ces couvents vivait sous la direction d'un higoumène, le plus souvent, les couvents d’une même contrée formaient entre eux

1. Cf. pour toule celte question la thèse de M. Ferradou, « Des biens des monastères à Byzance. »

a. Canon 1. Mansi, xv1, p. 536.

. Cf. Pargoire, Les Monaslères doubles, Echos d'Orient, janvier 1906. . Vi. S. Theud. Edess., καὶ 39, p. 32.

. Vil. Nicol, Slud., Migne, CV, p. 869.

te ὡΣ

une véritable fédération, ayant à sa têle un higoumène en chet.

Nous connaissons, par exemple, un « chef de monastères de la

Propontide » qui vivait sous le pontificat de saint Ignace !, et

le fameux Théognoste s'intitulail lui-même « archimandrite de l'ancienne Rome et exarche de Constantinople ?, » ce qui paraît signifier qu'il gouvernail à la fois les monastères de l'Italie méridionale et ceux de Constantinople. Peut-être même tous les couvents du Patriarcal avaient-ils un chef unique. résidant à Constantinople car il semble, d'après une lettre de Nicolas I" que l'autorité de Théognoste s'élendait à tous les monastères grecs *. En lous cas, sa situation était telle qu'il se trouvait sous Basile. tout à la fois higoumène de Pigi et skevophylax de Sainte-Sophie ἢν charge qui évidemment n'élail pas donnée à un religieux quelconque, mais nous ignorons tout de ses fonctions et de son autorité au point de vue monacal, à l'époque qui nous occupe 5. Ce qui parait certain, en tous cas. c'est qu'il ne devait pas être en son pouvoir d'accorder entre eux les différents groupes de monastères sur lesquels il avait autorité, Le Stoudion et l'Olympe avaient peut-être un higoumène en chef commun, ils ne s'en aimaient pas davantage pour autantet, à lire les amabilités que le moine Pierre s'amuse à écrire sur les studites dans sa vie de saint Joannice, on peul être édifié sur leurs relations mutuelles 6.

L'histoire de ces saintes maisons était loujours approximalivement la même. Un jour, un bienfaiteur quelconque. pour une raison où pour une autre, se décidait à créer un monastère, A celle fin, suivant la législation en vigueur à partir du premier pontificat de Pholius, il devait demander et obtenir l'autorisalion de l'évêque du lieu qui seul avait droit de bénir la première pierre. La cérémonie faite, l'évêque et le bien faiteur dressaient un acle indiquant les biens qui désormais appartiendront au couvent. Cet acte était déposé dans les archives épiscopales ΟἹ ainsi le monastère vivait. Religieux el Religicuses venaient alors rapidement se placer sous la direc-

1, «Ἄρχων τῶν μοναστηρίων τῶν χατὰ] Προποντίζα. » Vil. Ignat., ὅδ. 2. Mansi, xv1, 293, 3. Lib. Ponlif., I, p. 187, note 80.

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