‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 253 sur 354 · Rambaud, op. cit., 215 et · texte numérisé non relu

Rambaud, op. cit., 215 et

Quand la nécessité pressait, vite on s’unissait : dès que le danger élait passé, les difficultés surgissaient et la brouille recommençait. Les efforts lentés an 1x° siècle pour arriver à une réconciliation durable ne sont donc qu'un épisode de cette fastidieuse histoire. Alors l'Arménie se relevait de ses ruines passées: une reslauralion politique s'accomplissait, pleine de promesses pour lavenir ; une rénovalion religieuse se manifestait déjà riche en œuvres de piété. Comment Byzance n'aurait-elle pas profité de cel heureux état de choses pour chercher dans l'union religieuse la force nécessaire dont elle avait besoin pour combattre l'islamisme ὃ Photius écrivit donc successivement à Zacharie, catholicos d'Arménie, afin de l'engager à revenir à la foi de Chalcédoine et à Aschod, mais sans succès, La rupture était bien définitive, elle ne devait jamais se renouer #.

Si la foi d'un peuple se mesure jusqu'à un certain point aux œuvres qu'il entreprend pour la faire connaître et la faire adopter, elle se mesure aussi à la façon dont elle est pratiquée par ses fidèles. Lorsque le culle, sous ses formes les plus diverses, est vivant, lorsqu'il est populaire, il y a chance que la religion soit active el, par conséquent, eflicace. Le culle extérieur est done pour l'historien un phénomène social et religieux qu'il ne peut négliger. Cette étude pour Byzance ἃ été dernièrement tentée par le P. Pargoire jusqu'à la période qui s'étend des origines à l'année 847. I n'y ἃ donc pas lieu de la refaire, mais, simplement de la compléter peut-être, à l'aide de quelques détails.

Ι. Catéchumènes et Bapléme. — Au 1x° siècle, l'institution des catéchumènes existe encore dans l'Eglise grecque ὅς et pour recevoir ces néophytes, comme au temps passé. il y ἃ toute une liturgie. C’est que, — chose assez singulière — certaines anciennes coutumes ont continué à être adoptées. Si on porte

1. Pelit Diction. de théolog. cathol., art, Arménie, 1, col. 1907. a, Pierre de Sicile, op. cil., p. 1201.

ET L'EMPIRE SYZANTIN 311

l'enfant à l'église assez vite après sa naissance, ce n’est pas, forcément, pour l'y faire baptiser. Saint Théodore d'Edesse, par exemple, fut conduit à l’église le quarantième jour après sa naissance. ΕΠ fut consacré à Dieu, mais point baptisé. Cette cérémonie eut lieu deux années plus tard 1.

De là, pour de plus attardés encore, la raison et la nécessité de cette classe de fidèles. Mais, souvent aussi la cérémonie du baptême était jointe à celle de la réception des catéchumènes. Alors, après les interrogations d'usage, la profession de foi, les exorcismes par insufflation et les signes de croix sur la poitrine?, avait lieu le baptême. Le prêtre, revêtu de l’étole blanche et des manchettes (ἐπιμάνικα), encensait la piscine (χολυμδήθρα) tandis que le diacre faisait une longue prière que le prêtre continuait à voix basse. Celle-ci achevée, le prêtre soufflait sur l'eau, la bénissait trois fois du doigt et poursuivait sa prière, commentaire parlé du rite qu'il accomplissait. Après cette première cérémonie sur l'eau en venait une seconde semblable sur l'huile, puis l’ofliciant versait l'huile dans l’eau par trois fois en forme de croix, tout en chantant avec la foule l'alleluix. Lorsque c'était l'évêque qui officiait, un des prêtres lui présentait à ce moment le catéchumène que le prêtre oignait sur le front, la poitrine et le dos, de l'huile bénite, puis les diacres achevaient en lui oignant tout le corps. L'évêèque ou le patriarche, à ce moment, s'avançait pour baptiser le néophyte, debout, tourné vers l'orient, en récitant les paroles sacramentelles : Βαπτίζεται ὁ δοῦλος τοῦ Θεοῦ (ὁ δεῖνα) » 3, Puis on revêlait le récipiendaire d'une tunique et la cérémonie du baptême était ainsi achevée. Immédiatement après, l'Eglise grecque confirmait le nouveau baptisé en traçant sur son front, ses yeux, ses narines, ses oreilles et ses pieds le signe de la croix avec le saint chrème el ainsi finissait la cérémonie,

La messe. — La messe au 1x° siècle est dite suivant les liturgies attribuées à saint Basile et à saint Jean Chrysostome, A la

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