‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 271 sur 354 · Gay, op. cil,, τι · texte numérisé non relu

Gay, op. cil,, τι

virent des garnisons byzantines s'installer dans leurs murs. Reprenant alors le plan, une fois déjà ébauché, de relier ces places à Tarente reconquise et à Bari occupée, Nicéphore se mit à organiser la conquête en gagnant à sa cause les Lombards : « Non seulement il sut les soumettre par des campagnes habilement dirigées, mais il usa de modération et de clémence. Il se montra juste, bienveillant οἱ leur accorda la liberté et l'exemp- Lion des impôts!. »

Ainsi donc au moment où meurt Basile, la conquête byzantine a fait de grands progrès en Italie. Oublié des princes et des populalions à l'avènement du Macédonien, le gouvernement de Byzance en 886 joue de nouveau un rôle important dans la presqu'ile occidentale. S'il a perdu la Sicile, sauf quelques bandes de lerrain au bord de la mer, il a reconquis Bari, Trente, la Calabre, « toute la région qui s'étend de la vallée du Crati aux environs de Tarente ainsi que la Lucanie orientale avec les vallées du Sinni et du Bradano au moins dans leur cours inférieur ?. » Son influence se fait sentir par ses fonctionnaires et son clergé — on fonde de nouveaux évêchés — comme par les princes qui viennent se ranger sous son autorité et reconnaître sa suzcrainelé, Guaimar de Salerne, Guy de Spolète. l'évêque de Naples lui-même, le plus récalcitrant de tous, Athanase. En S81: il reçoit avec honneur le fils de Radelgarius, prince de Bénévent, Gaideris, qui s'élait enfui de prison et s'était donné aux Byzantins. En 884 ou 885 il lui confie le gouvernement de la ville d'Oria #, Basile vieilli put donc mourir en paix. Il avait accompli en Orient comme en Occident une très grande œuvre militaire qui fut aussi une œuvre civilisatrice ; il laissait l'Empire plus fort et plus respecté qu'il ne l'avait reçu. Il ne dépendra que de ses successeurs de mener à bien l'entreprise si vigoureusement commencée par le fondateur de la maison macédonienne et de l'achever pour raffermir définitivement l'Empire byzantin ébranlé par les armées musulmanes.

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