‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 275 sur 354 · Fil. Basil., xxxv1, p. δὲ · texte numérisé non relu

Fil. Basil., xxxv1, p. δὲ

a. Uspenskij, p. 157.

3. Pour tout ce qui concerne la personne même du stratège, cf. l'administration civile,

4. Journal asiatique, 1863, VI: série, L. V, p. 480 ; de Gœje, Biblioth. geogr. arab., VI, p. 84 : Gelzer, Die Genesis der Themenverfassung, étude des textes arabes.

9. Ce chiffre cependant ne parait pas être absolument rigoureux. Le thème de Thrace semble avoir eu trois tourmes ; le thème de Macédoine, une (Lspenskij, p. 163).

labelle des honneurs était celle du thème auquel il appartenait. I n'avait au-dessus de lui, dans sa propre classe, que quelques grands gouverneurs militaires dont les provinces n'étaient pas encore élevées au rang de thème, les clisurarches et le lourmarche de Lycaonie et de Pamphylie et le topotérète des scholes. Peut-être le thème-province était-il divisé comme le thèmearmée en deux grandes circonscriptions appelées elles aussi « tourmes » ayant à leur tête un tourmarche comme le stratège était à la tête du thème; mais nous n'avons pas de ce fait de mention certaine. La seule chose qui paraisse indiscutable, c'est que les'chefs de la tourme habitaient généralement les villes du thème. Si nous connaissons le nom de très peu de villes ayant eu rang de tourme, les quelques mentions faites par les historiens el chroniqueurs peuvent suffire à prouver que la tourme ne résidait pas dans la capitale, mais bien dans une ville du thème de moindre importance. Dans le thème des Anatoliques, par exemple, il y a une tourme à « τὰ Κόμματα » ! : dans celui de Macédoine, il y en a une à Visa. Là, le tourmarche était le maître. Il recevait ses ordres du stratège οἱ les communiquait à ses « drongarocomites » ? qui les exécutaient. Si les chiffres donnés par Ibn Hordadbeh sont exacts, le fourmarche aurait eu sous son commandement cinq «bandes » de 1.000 hommes chacune. Malheureusement, il est impossible de vérifier les dires du géographe arabe. M. Uspenskij cherche à lui enlever toute autorité, mais sans apporter de preuves bien décisives. Entre les affirmations très nettes et très précises d'Ibn Hordadbeh et les textes de Léon ὙἹ οἱ de Constantin VIT toujours assez flous, je crois qu'on peut donner jusqu'à nouvelle découverte la préférence aux Arabes.

Les mérarches sont inconnus des géographes arabes et, chose curieuse. tandis qu'ils se trouvent encore au début de la Notice de Philothée sous la rubrique générale indiquant les officiers

1. Ramsay, 216, 225. La formalion de cette Lourme est -raconlée au ch. 1 du De Administrando, p. 335. Le renseignement est intéressant et vaut d'être noté. Pour créer cette tourme, on fit venir quatre bandes du thème des Boukellaires el trois de celui des Anatoliques, bandes auxquelles Conslantin VII donne le nom de « topotérisie ». D'autre part, pour former la tourme de Saniana, on ne déplaça que cinq bandes, d'où l'on peut conclure que bande = lopotérisie d'une part, et que de l'autre une tourme est for mée d'un nombre de bandes très variables.

a. (érem., Ὁ. 936.

qui; dans chaque thème, se trouvent sous l'autorité du stralège, ils ne se trouvent plus dans l'énumération générale de l'artocline quand il groupe lous les officiers byzantins d'après leur rang hiérarchique. Comment expliquer cette anomalie ? Quelle que soit, par ailleurs, la date qu'on puisse assigner aux « Taktika » de Léon VI, ceux-ci semblent, cependant, dans le cas présent, nous donner f'explication de l'énigme. La constitution IV revient en plusieurs endroits! sur le mérarche, mais toujours pour redire que c'est le même officier — qu'on appelle aussi stratilate — qu'actuellement on appelle « tourmarche » « Μεράργχαι, οἱ λεγόμενοί ποτε καὶ στρατηλάται. νῦν καὶ τῇ συνηθείᾳ χκαλούμενο. τουρμάογαι.», À l'époque qui nous occupe les mérarches ont donc pratiquement disparu. Il n'y a plus, comme le disent les Arabes, que des stratèges et des tourmarches,

Le comte de la lente (ὁ xéuns τῖςς κόρτης). Ainsi que le fait comprendre la Notice de Philothée, tandis qu'il y a plusieurs tourmarches par thème, il n’y a pour la même province militaire qu'un comte de la tente. C’est un officier de moins haut rang. Il n'est que spathaire et appartient comme tel à la troisième classe de noblesse. S'il n'est pas nommé parmi les officiers par les géographes arabes, c'est qu'il n'avait pas de troupes sous ses ordres. ΠῚ vivait dans les bureaux comme nos ofliciers de l'intendance et n'avait d'autre mission que de diriger le personnel chargé de fournir à l'armée les provisions et le fourrage dont elle avait besoin.

Le chartulaire du thème (ὁ χαρτουλάριος τοῦ θέματος) est le chef de la chancellerie du stratège. 11 devait, sans doute, comme tous les autres chartulaires, tenir les écritures, faire les actes, conserver pour chaque thème le rôle des soldats et la liste des familles qui devaient le service militaire. I élait chargé, enfin, de noter les redevances et les cadeaux faits à l’armée et à l'Empereur lors des expéditions militaires. Comme le comte de la tente, il pouvait être spathaire et faire partie de la troisième classe de noblesse.

Le domestique du thème (ὁ δομέστικος τοῦ θέματος) lui, n'appartenait qu'à la quatrième classe de noblesse. Comme les deux dernicrs officiers dont il vient d'être question, il était aussi chargé de la partie matérielle de l'armée. Ses fonctions précises

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