‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 282 sur 354 · Cerem., p. 0, à, Mansi, AVE · texte numérisé non relu

Cerem., p. 0, à, Mansi, AVE

les tagmes n'allaient en guerre que lorsque l'Empereur y allait, ce corps pouvait être considéré lui aussi comme une troupe impériale ἡ, C'est, du reste, une question de savoir s’il est tout à fait légitime dé placer les Optimates parmi les troupes de pied. Sans doute le géographe arabe le fait. Cependant, il faut remarquer que la Notice donne à ces troupes une organisation de cavalerie. Auprès du domestique des Optimates point d'officiers ayant caractère de fantassin comme nous allons en rencontrer auprès du domestique des Noumeroi et des Murs.

{Π. Les Noumeroi sont commandés par un domestique comme les autres tagmes. Moins que les cavaliers, les fantassins paraissent avoir élé créés pour la parade. C'était bien à eux que revenait le soin de protéger la ville et ses habitants, de veiller à la sûreté de l'enceinte du côté de la mer aussi bien que du côté de la terre. Ils avaient, en outre, à Constantinople, la garde de la prison des Noumeroiï. Il n’est pas bien sûr, au surplus, que leur rôle se soit uniquement borné à défendre le lrriloire de la ville. Si c'était là leur principal office, tellement , que lorsque les tagmes s’en allaient avec l'Empereur, Noumeroi et Gardes des Murs demeuraient à Constantinople, ils paraissent bien aussi avoir été employés dans des affaires d'ordre politique. Durant le premier pontificat de Pholius, il y avait un domestique des Noumeroi, Léon Lalacôn, qui fut connu pour sa brutalité à l'égard du patriarche Ignace 5, Enfin, il est une chose à remarquer, c'est que parfois la charge de « comte ou domestique des Murs ? » pouvait être donnée au domestique des Noumeroi qui ainsi cumulait les deux commandements. Théophilitzès qui fut stralège du Péloponèse à l'époque où Basile élait encore à son service, était « comte des Noumeroi et des Murs » "᾽ν Naturellement, ce personnage pouvait êlre décoré des premiers titres de l'Empire, Il marchait de pair avec les grands officiers de la couronne. Sa procleusis était un peu diflérente de celle des commandants de troupes à pied. S'il avait, comme

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