‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 284 sur 354 · Léon Gramm · texte numérisé non relu

Léon Gramm

lui-même, au sortir du service qu'il faisait chez Théophilitzès, fut inscril parmi les subordonnés de l'hétériarche. En fait, la raison probable du silence de la source officielle, c'est que l'hétériarche était chef d'un tagme d'étrangers. Ibn Hordadbeh comple parmi les quatre tagmes à cheval les « skoutarioi », qu'on ἃ mieux lu « φοιθεράτοι », les fédérés, garde qui « accompagnait l'Empereur dans ses voyages, » dit l'auteur arabe. L'hétériarche était le chef suprème de cette garde étrangère qui se divisait probablement en trois : la grande, la moyenne, la petite hélérie et comptait un certain nombre de païens!. Nous savons, contrairement au dire du géographe arabe, par le Livre des Cérémonies que lhélériarche avait une fonction déterminée au Palais, avec les maglabites qui étaient probablement des civils et le papias ou grand portier. Pour se rendre compte de la chose, il suffit de parcourir le chapitre : du Il° Livre des Cérémonies ? dans lequel toute la fonction de l'hétériarche est longuement expliquée. Nous voyons qu'il a sous ses ordres des « archontes » ou officiers, lesquels avaient à leur tour, sous leur autorité, des « ἑῤδομάσιοι » ou soldats chargés du service pendant la semaine et de « παρεδδομάδιοι. » Dès que l'office du matin. 1 ὄρῆρος, élait achevé, l'hétériarche et le papias allaient ouvrir les portes du Palais et

chacun, avec ses subalternes — l'hétériarche avec les gens de la moyenne et de la grande hétérie — occupait sa place. Ce

passage nous fait donc voir que l'hétérie était une sorte de tagme militaire ayant au Palais un service de garde. Un autre passage du même Livre ?, postérieur, il est vrai, à l'époque de Basile puisqu'il est daté du règne de Constantin Porphyrogénèle, complète ces renseignements en nous apprenant que la grande et moyenne hétérie étaient composées de Macédoniens, de Fargans et de Chazares. Ces soldats portaient épée et bouclier d'or et d'argent! On remarquera que ces données, quoique

ι. Cf. Schlumberger, Sigillo. 347. Ces « φοιδεράτοι » sont nommés parmi les soldats par le Prochiron (Xi, 19. p. 81). Le livre des Cérémonies, p. 916, a l'air de dire qu'il y avait 200 hommes dans l'hétérie et 100 païens. En tous cas, il y avail des païens, En dehors de cette mention les sceaux suflisent à le prouver.

a, Cerem., 976. Cf. Beljajev, 11, 7.

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