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Néanmoins, le fait n’est pas rare dans les annales byzantines de voir l'Empereur prendre plus directement part à la guerre en payant de sa personne. Plusieurs fois, les basileis manquèrent d'être pris ; plusieurs fois il y en eut qui trouvèrent une mort honorable sur le champ de bataille. | Le relour de l'Empereur s'effectuait sans doute comme à l'aller. Après la guerre, il revenait à Constantinople recevoir les honneurs du triomphe. C'étaient toujours pour Byzance de grandes journées, d'autant plus joyeuses que son souverain était plus véritablement vainqueur. Le Livre des Cérémonies nous ἃ conservé la description des fêtes qui furent données lors du retour de Basile à Constantiuople après la victoire de ses généraux sur Téphrice !. Ces fêtes se reproduisirent plusieurs fois : en 872 après Téphrice ; en 873 après la campagne de Mélitène ; en 882 après la seconde campagne de Basile contre Mélitène. Le récit du Livre des Cérémonies correspond très probablement aux fêtes de 8732. L'Empereur se trouvait au Palais d'Hieria sur la côte d'Asie, en face de Constantinople. Il revint immédiatement dans sa capitale et descendit à l'Hebdomon. Là, toute la ville l'attendait portant des couronnes de roses. Îl fut reçu par le sénat et, après les compliments habituels, le cortège se dirigea vers l'église du Prodrome où eut lieu la prière. On alluma les cierges et Basile, accompagné de Constantin revêtu du « scaramangion » et monté sur un cheval ‘de parade, s'en alla à l'église des Abramites dédiée à la Très Sainte Mère de Dieu, précédé du sénat et du peuple. Là, après une courte prière, le cortège s'arrêta. Par ordre du préfet de la ville, la cité, de la Porte d'Or à la Chalcé, était brillamment décorée de lauriers, de romarin, de tamaris, de roses οἱ autres fleurs ainsi que d'étoffes précieuses et de lustres (polykandala). Les rues, soigneusement nettoyées, étaient jonchées de fleurs. \u delà de la Porte d'Or se trouvaient les prisonniers de marque pris aux ennemis avec les plus riches dépouilles de la guerre, armes et autres objets, loutes choses dignes de paraître au triomphe qui allait suivre la « ué07, », le grand corso byzantin. A un moment donné les battants de la Porte d'Or s'ouvrirent et le cortège impérial se remit en marche. Les Empereurs ayant quitté le scaramangion, revêtus, Basile du manteau impérial