‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 30 sur 354 · Phol., Cont. Manich., Migne, CH, t. IV, p · texte numérisé non relu

Phol., Cont. Manich., Migne, CH, t. IV, p

a. L'actuelle Divreky au N.-0. de Mélitène dans le Pont Méridional,

3. Theoph. Cont., Fi. Mich., xvr, p. 180-181 ; Cedrenus, 1037 ; Hertzherg, Geschichte der Byzantiner τι. εἰ. Osman. Reiches, p. 133.

contrèrent sur leur route de grands caractères comme Ignace et Polyeucte, nobles successeurs des Athanase et des Chrysostome, pour contrecarrer leurs desseins et leur parler le langage de la conseience. Celle situation équivoque ne pouvait durer longtemps. Il fallait qu'une scission ou une capitulation intervint et l'affaire de Photius en fut la première manifestation. L'Empereur, d'une part, devait, par tous les moyens, chercher à dominer le patriarche : il le fit son obligé par l'élection. Le patriarche, d'autre part, devait soil se soumettre, ce qui n'était pas possible, et cependant arriva, soit briser un joug qui l’'enchaînait lui et son ministère. Or pour cela il n'avait que deux chemins à prendre : ou réunir sur sa tête la double couronne royale et religieuse, à l'exemple de son confrère de Rome, mais alors rompre avec le pape, ou s'appuyer sur lui et reconnaître avec toutes les autres églises sa suprématie et son autorité. Et ce fut aussi tout le rêve de Photius d'abord, de Kerularios ensuite. En réalité Photius rompit avec Rome non pas tant pour des raisons personnelles et dogmatiques que dans l'espérance d'acquérir pour son Eglise une plus grande liberté et Basile, lui-même, se rendit si bien compte du danger que cette conduite du patriarche pouvait faire courir à l'Empire, qu'un des constants soucis de sa politique, au début de son règne, fut de dégager l'autorilé impériale des questions religieuses !. Ce ne ful que plus lard, quand Photius eut reconquis sur l'Empereur lout son ascendant, que les choses changèrent, Basile alors reprit la polilique de ses prédécesseurs. Il voulut avoir le patriarche sous son autorité et pour cela ne trouva rien de mieux que de faire entrer son fils Etienne dans les ordres. Il devint naturellement patriarche, lors de la seconde déposition de Photius en 886. Ainsi donc, à l'heure même où Théodora semble rendre à l'Eglise la paix et l'unité, elle l'engage dans une impasse au fond de laquelle va se livrer un des plus redoutables conflits de pouvoir que l'histoire ecclésiastique ait enregistrés. L'Empereur en sortira momentanément vainqueur ; mais en réalité, malgré Basile 1° qui, généreusement, mit tout en œuvre pour réparer le mal, il aura reçu une blessure dont il ne guérira pas. Si les projets d'union depuis Kerularios sillonnent loute l'histoire de Byzance jus-

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