‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 29 sur 354 · De Boor, By:. Zeil., 14, 1805, p · texte numérisé non relu

De Boor, By:. Zeil., 14, 1805, p

ἡ. Cedrenus, 1028; (Greorg. Moine, 1029-1032 ; Theoph. Cont., ΕΠ. Mich.. ma, 165 : Sym. Mag. 10, 713 ; Genesios, 1096; Léon Gramm., τοῦτ,

9. Genesios, 1100 ; Theoph. Cont., Vif, Mich., χα, 156: Sym. Mag., ναὶ 716. Peut-être n'était-ce même qu'un autre nom des Pauliciens. Cf. Art. Friedrich, Sil:ungsberichle der bay. Akad., 1896, p. 67.

résultat de cette croisade fut pour Théodora tout autre qu'elle ne l'avait espéré. Les trois officiers impériaux qu'elle envoya combattre les Pauliciens, hommes cupides et brutaux, trouvèrent plus simple de procéder par massacres épouvantables plutôt que par douceur. Aussi, loin de ramener à l'obéissance une secte religieuse, du reste, dangereuse et qui comptait des adhérents, non seulement dans les campagnes, mais dans les villes et jusqu'à la cour !, ils poussèrent ces malheureux à la révolle ouverte et à la trahison. r0.000 moururent dans les supplices et leurs biens furent confisqués. Le plus grand nombre passa en Asie sous la domination clémente et intéressée de l’émir de Mélitène, Ibn-Abd-Allah. Is y fondèrent plusieurs villes, entre autre Téphrice ?, et aidés des Arabes jetèrent longlemps le trouble sur les frontières de l'Empire jusqu'au jour où Pétronas, d'abord, Basile ensuite durent leur déclarer ouvertement la guerre *.

Celte politique religieuse eut sur l'avenir une très grande influence. Par la proclamation de l'orthodoxie, Théodora, en effet, s’assurait la bienveillance de l'Eglise qui partout rentrait triomphante : elle faisait plus encore : elle l'assujétissait au pouvoir impérial. Dès lors, patriarches et évèques furent entre les mains du basileus qui les considéra coinme de respectables, mais simples fonctionnaires. Toute l'organisation religieuse devint de plus en plus un rouage de l'Etat au même litre que l'armée οἱ l'administration ; il ne fut pas plus permis au patriarche de s'élever contre la volonté impériale que cela ne l'élail à un stratège quelconque et ainsi une compénétration perpétuelle du dôuble élément religieux et laïque s’opéra dans la société byzantine au grand détriment des deux pouvoirs. Le fait, en vérité, n'était du reste pas nouveau car dès la fondation de Byzance celte tendance se manifesta, encouragée qu'elle était par la présence même de l'Empereur. Cependant c'est surtout à partir du rx° siècle que l'alliance se scella plus étroite entre le Patriarche et le Basileus, alliance tout entière, il faut le dire, au profit de l'Empereur. Et c'est ce qui explique l'étonnement et la colère des chefs du pouvoir quand ils ren-

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