‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 311 sur 354 · Ibid., $ 5 et 6, p · texte numérisé non relu

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les prescriptions deviennent draconiennes car il s'agit d'empêcher la confection de ces manteaux et habits de pourpre, symbole du souverain pouvoir, dont l'usage était réservé à l'Empereur ! et qui se tissaient dans les ateliers impériaux. Les tisserands ne pouvaient confectionner que des soies où la pourpre s'unissait à des couleurs variées, et encore la dimension des étoffes élait-elle rigoureusement fixée. Aussi le « ϑουλλωτής » impérial chargé de l'examen des marchandises et surtout de la vérification des mesures, le « μιτωτῆς » ou inspecteur des atelicrs de tissage ont-ils toujours le droit d'aller contrôler le travail et, à vouloir empècher l'un quelconque de ces fonctionuaires d'accomplir son mandat, on risquait les verges et la tonsure?, comme on risquait sa main à essayer de vendre au dehors les éloffes fabriquées à Constantinople. Quant à la malière première, obligalion était faite aux « siricarii » de l'acheter aux mélaxopratai à l'exclusion de tous autres commerçants étrangers Ÿ. On le voit donc. L'industrie de la soie tenait à Byzance le haut de l'échelle commerciale et un protectionnisme à outrance commandait ce genre de marchandise.

ΕΠ n'en allait plus de même, heureusement, des autres genres d'étoffes. Le Livre du Préfel nous apprend que le lin, le fil, les étoffes de toile, la lingerie, en un mot, venait spécialement du Pont, du Strymon, de Kérasonte® et que souvent les Bulgares eux-mêmes en importaient avec du miel, échangeant leurs produits contre ceux qu'ils trouvaient sur le marché, spécialement les vêtements de pourpre 7, Toutes ces marchandises confeclionnées à Byzance, se vendaient aux jours de foire sur la place. Il était interdit, en effet, aux « othoniopralai » de vendre en magasin ou d'élaler leurs tissus sur des tables. Comme les forains orientaux d'aujourd'hui, ils devaient porter leurs marchandises sur le dos 8.

Après la soie, un des commerces les plus importants de Byzance était celui des parfums. Sur les bancs des parfumeurs

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