Hbid., vi, δα et 13, p. ὅτ
le payer qu'en conséquence {. Défense leur était faite, en outre, d'embaucher un nouvel ouvrier avant d'avoir payé le premier 3. Des taxes spéciales étaient levées sur ces marchandises et comme on pouvait facilement tromper en ces matières, les marchands ne devaient se servir que de poids et de balances approuvés par l'éparche qui y mellait son poinçon*. La vente des écheveaux élait, naturellement, étroitement surveillée et des peines sévères élaient infligées à ceux qui transgressaient les ordonnances de l'éparche : c'étaient le renvoi de la corporation, les lourdes amendes, les verges, etc. Comme pour les autres corporations, il était défendu aux métaxopratai de faire un autre commerce que le leur. Le règlement était à cet égard si sévère qu'ils ne pouvaient même pas se servir de leurs écheveaux pour un autre usage que celui de l'achat et de la vente? et encore, interdiction leur était-elle faite de livrer leur marchandise aux Juifs et aux marchands qui pourraient aller la revendre hors de la ville #.
A côté des marchands de soie brute, se trouvaient ceux qui utilisaient les écheveaux pour divers usages. C'étaient les « καταρτάριοι ». [ls « confectionnaient » la soie brute qui leur arrivait du dehors5 ou, s'ils étaient pauvres, l’achetaient des metaxopratai®. Mais, il ne leur était pas loisible d'acheter à leur gré leur marchandise. Bien au contraire. Ils devaient pour cela s'entendre avec les metaxopratai Tet les uns et les autres s’en tenir au prix fixé. Chose assez curieuse : les catartarii ne pouvaient pas être esclaves et les gens tout à fait pauvres n'avaient pas le droit de faire ce commerce regardé comme très aristocratique. Aussi, les bavards, les turbulents, les gens de peu de considération ne pouvaient-ils entrer dans la corporation ou, s'ils y élaient déjà, ils devaient en être chassés δ, Défense était faite à Lous de broquanter la soie.
Enfin, parmi ceux qui faisaient commerce de soie, il faut mentionner les « sr2txzotot » ou tisserands en soie. Pour eux,