Theoph. Cont. Hit. Mich., 1x
3. Theoph. Cont., Hit, Mich., ibid. Cedrenus, 1041: Léon Gramm., τοῦδ ; Genesios, 1101: Georg. Moine, 1043,
“. Vi. Basil., À, ao 5 A1, a4t τ A, 4445 Sym. Mag., x, 716.
ὅν, Vél. Mieh., NAN, 198: xt 189: Cedrentis, 1040.
ET L'EMPIRE BYZANTIN 19 mème, on νοὶ! Théoctistos, d'abord, Bardas. ensuite, quoique premiers ministres, prendre parfois la haute direction de Farmée οἱ commander en chef une expédition. Et cela, en vérité, ne devait guère être favorable à la bonne marche des affaires dans une administration aussi compliquée que l'était forcément celle de l'Empire byzantin. Ce n'est pas, cependant, ces considérations qui semblent avoir beaucoup ému l'Empereur. La grandeur de l'Empire ΟἹ son administration l'intéressaient fort peu : ses plaisirs élaient sa seule occupation. La pensée. toulefois, d'être libre enfin de toute tutelle. si peu gênante qu'elle fût, le remplit d'espérance et c'est pour celte raison qu'il autorisa le premier meurtre de son règne personnel : celui de Théoctistos !. Ce lâche assassinat entraînait forcément avec soi la démission de Théodora et par là-même l'élévation de Bardas, C'élait en 856, époque à laquelle Basile le Macédonien entrait au service de l'Empereur.
Au cours de la régence de Théodora. l'Empire semble avoir été assez tranquille à l'intérieur et, à en juger par quelques puissantes familles aristocratiques de province, dans un état de grande prospérité. Sans douteses limites s'étaient resserrées autour de la capitale depuis l'époque de Justinien et d'Héraclius, mais [6] qu'il étail encore au 1x siècle et tel qu'il devint uu xX° sa puissance paraissait redoutable aux ennemis et rassurante aux populations qui l'habitaient. Du reste, avec son corlège de fonctionnaires civils et militaires, il semblait à tous qu'il était bien défendu. Chaque thème. même dans les Slavinies, avait son gouverneur, byzantin d'origine, comme ce Méthode à Thessalonique qui devint célèbre dans l'histoire religieuse du 1x° siècle par la mission qu'il alla fonder avec son frère Constantin-Cyrille en Moravie ?. Pas plus dans les provinces que dans la capitale, l'avènement de Théodora n'amena de révolution et l'histoire ne nous a laissé qu'un seul
1. Theoph. Cont., Fi. Mich., xx et xx, p. 185: Sym. Mag., x, 720:
Gienes., 1101-1103; Cedren., 1041 ; Georg. Moine, 1045 ; Léon Gramm., 1069. 2. Lapôtre, L'Europe el le Saint-Siège, p. 100.
souvenir d'une révolte importante durant le gouvernement de la régente : celle du Péloponnèse. Au 1x° siècle, le Péloponnèse ou Achaïe faisait partie, au point de vue administratif, des thèmes d'Europe. C'était, au dire de Constantin Porphyrogénèle, le sixième en liste. En tous cas, il était relégué parmi les thèmes d'Europe, c'est-à-dire parmi les thèmes d'importance secondaire ?. ΠῚ avait à sa tête un stralège, mais qui loin de commander sur quarante villes importantes dont deux métropoles : Corinthe et Patras *, pourrail bien n'avoir régné que sur des ruines, sauf pour quelques-unes de ces villes #. Néanmoins toute vie n'était pas éleinte dans ce pays que Constantin Porphyrogénète semble si mal connaître "Ὁ. Le commerce élait prospère à Corinthe ; la grande féodalité puis sante : telle cette Danielis dont nous aurons à parler plus loin. Mais à côté de l'élément grec. depuis de longs siècles déjà, οἱ surtout depuis Constantin Copronyme, vivaient des Slaves, souvent assez turbulents. Séparés du reste de la population hellénique, les Milinges οἱ les Ezeriles — deux des plus importantes colonies slaves du Péloponnèse — étaient confinés sur les pentes du Taygète et de Ἰὰ semaient la terreur sur tout le pays. Les déprédations, le vol, l'incendie étaient leurs armes favorites. Des régions grecques qui les avoisinaient immédiatement, aux portes de Patras, ils dominaient le pays par la terreur. On les voyait s'allier aux Sarrasins d'Afrique οἱ autres lieux ὁ et malgré l'héroïque défense des habitants, parfois aidés, suivant la légende, de saint André Jui-mèême, ils semblaient maitres du pays. Sous Michel IT, aux environs de 849, eut lieu une de ces insurrections périodiques, peut-être celle-là plus terrible que les autres, qui exigea une énergique répression. Le stratège du Péloponnèse que Constantin Porphyrogénète appelle Théoctistos Bryennios et que Zonaras identifie avec le tuteur de l'Empereur, partit pour Corinthe. centre de son gouvernement 7, emmenant avec lui des Thraces, des Macédoniens.
. De Them., p. 124. Dans le clétorologium de Philothée qui esl plus ancien, y a pas de distinction numérique.
Rambaud, op. cil., p. 170.
. De Them., p. 124.
. Ramb., op. cil., p. 165.
. Ἰδίως, pp. 105, sat, 21,