‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 34 sur 354 · dbid.. eh. xx, p · texte numérisé non relu

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ET L'EMPIRE BYZANTIN is

d'autres troupes encore. Les populations slaves de la plaine furent facilement soumises ; mais il n’en fut pas de même des Ezérites et des Milinges qui restèrent cantonnés dans leurs montagnes. Le stratège, faule de mieux sans doute, se contenta de leur imposer un tribut qu'ils payèrent jusqu'au règne de l'Empereur Romain !.

C'est très probablement, à celle occasion, que le maître de Basile, Théophylitzès, qu'il faut peul-être identifier avec le Théoctistos de Constantin VIE, alla à Patras pour les affaires de l'Etat, envoyé qu'il fut par Bardas. En tous cas c'est à cette époque que le futur empereur Basile fit connaissance avec ce pays el avec sa mère spirituelle : la veuve Daniélis 3,

L'Empire était donc relativement calme à l'intérieur. Malheureusement, il n'en allait pas de même à l'extérieur où plus que jamais les deux grands ennemis de Constantinople se faisaient menaçants : les Sarrasins et les Bulgares. D'une part. les Sarrasins d'Afrique, sous leur émir Abu’l Abbas Mohammed 1. promenaient leurs ravages sur toutes les côtes de la Méditerranée, de l'Italie à la Grèce. La Sicile et la Crête étaient leur point d'attache naturel. Aussi, en 842. semparent-ils de Messine, en 845 de plusieurs autres places fortes. Déjà, en 837, ils avaient conquis Palerme *, Constantinople était menacée comme l'était vers cette même époque (844) Athènes, par ces hordes restées barbares jusque dans leur admirable civilisation. Pour comble de malheur, à l'oucst de l'Europe, en Espagne, la cour de Cordoue conquérait, elle aussi. donnant la main à leurs frères d'Afrique qui les aidaient à maintenir leur domination sur la Sardaigne et les Baléares. L'Italie, de son côté, fléchissait, Bari tombait aux mains des Arabes en δήι ἢν tandis qu'à l'est, les Sarrasins d'Asiec-Mineure ravageaient côles οἱ terres, se rapprochant toujours davantage de Byzance et de son territoire immédiat. Ainsi donc les Arabes, comme ‘dans une immense chaîne de fer enfermaient, au sud, l'Empire byzantin et l'Europe elle-même et faisaient de la Méditerranée leur entrepôt et leur centre de ravitaillement. 1 fallait, naturellement, essayer de briser celte chaine en divers endroits,

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