Millet, op. cil
ὃ. Schlumberger, Mélanges d'archéol. byz., p. ται.
l'ivoirerie comme aux autres arts leur éclat d'autrefois, À comparer cet ivoire avec celui du Louvre publié lui aussi par M. Schlumberger! et qui date de la seconde moitié du x° sièele, on s'aperçoit aisément du progrès accompli. Avec une technique el une composition en réalité identiques, mais singulièrement plus habiles, les deux artistes, à cent ans de distance, ont créé deux œuvres dont l’une est le brillant couronnement de l'autre 3, — Nous possédons, en outre, trois plaques d'ivoire qui paraissent appartenir à cette époque et qui représentent les bustes du Christ, l'ange de saint Mathieu et l'aigle de saint Jean, d'un travail assez analogue mais qui semble plus fini, plus délicat déjà que l'ivoire de M. Schlumberger. Un encadrement de feuillage du plus joli effet complète la sculpture *. Enfin deux couvertures de livres sont généralement attribuées à l'art byzantin du 1rx° siècle. L'une de ces plaques d'ivoire appartient à la Bibliothèque nationale !. Elle porte en son milieu un Christ en pied, bénissant de la main droite, tenant l'évangile de la gauche. Un joli portique, composé de deux colonnettes cannelées,encadre le Christ. De chaque côté de l'arcade reliant les deux colonnettes se trouve un paon. le tout du plus gracieux effet. Là aussi, du reste, comme dans l'ivoire de M. Schlumberger, il ya encore beaucoup de dureté. Les plis de la robe sont droits, sans grâce et sans flexibilité. Pieds et mains sont grossièrement traités ; mais l'ensemble de l’œuvre dénote un véritable effort. La sculpture qui recouvre le sacramentaire de la cathédrale de Monza *, elle, ne reproduit aucun sujet. Ce sont des entrelacs entourant une croix qui se trouve au centre de la plaque d'ivoire, sur l'un des deux ais; des enroulements finement travaillés au milieu desquels se jouent des animaux, sur l'autre ais. À comparer ces sculptures avec celles de Skripü, on voit de suite la ressemblance. Les motifs sont les mêmes, l'inspiration est identique. À ces différents exemples, nous pouvons ajouter une plaque d'ivoire conservée aujourd'hui au musée civique de Bologne. Cette plaque devait sans doute
εν Schlumberger, Mélanges d'archéol, by1., p. 71-52.
2. Cependant, il pourrait se faire, comme le remarque M. Molinier, que ce travail n'ait pas été exécuté à Constantinople, mais bien en proviner par un artiste obscur et moins habile que ceux qui travaillaient dans la capuale,