‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 35 sur 354 · Theoph. Cont., Vif. Basil., ch. x, p · texte numérisé non relu

Theoph. Cont., Vif. Basil., ch. x, p

3. Gelzer, \briss., p. 950 krumbacher. Hergenrôther, Pholius, 1, 341. 4. Hertzberg, op. cil., p. 136, Vasiljev, EF, p. 165.

semparer de quelques places fortes, d'îles et de côtes surtout, pour couper les communications de l'ennemi et le refouler sur ses lerres tout en protégeant les rivages chrétiens. C'est ce qu'essaya de faire Byzance. Sous Théodora, la première préoccupation du gouvernement fut d'attaquer un des points stratégiques les plus importants, File de Crête, en 843, que les Arabes possédaient depuis le règne de Michel 111, Malheureusement, comme cela n'arriva que trop souvent à Byzance, au cours de son histoire, Théoctislos. réunissant en ses mains les pouvoirs civils el militaires, voulut aller lui-même combattre les Sarrasins et ce fut la cause d'une épouvantable défaite. Les Arabes, au dire des chroniqueurs, n'étaient point prêts à la guerre. Ils n'imaginèrent donc rien de mieux que de répandre, avec beaucoup de présents, de fausses nouvelles de Constantinople. On disait qu'une révolution avait éclaté. qu'un général avait pris en mains le pouvoir, que Théodora abandonnait son logothèle. Bref, Théoctistos prit peur οἱ rentra à Byzance pendant que les Sarrasins accomplissaient leurs ravages habituels ?.

A l'est, les choses n'allèrent guère mieux. La première ou la seconde année de la régente, probablement en 842, une grande flotie sarrasine voulut aller attaquer Constantinople sous Île commandement d'Abu Dinar *. Elle n'eut que le temps d'arriver à destination. Un orage la dispersa et elle alla misérablement échouer au promontoire des Kibyrrhéotes, à Chelidonia ". C'était là un accident. Sur terre, lémir de Mélilène, uni déjà probablement aux Pauliciens, persécutés par Théodora. fut plus heureux. Fhéoctistos qui avait voulu de nouveau commander les (roupes impériales se laissa battre à Mauropotameos 5, ce qui amena l'éloignement de Bardas qui lui avait amèrement reproché son échec, mais point la soumission des armées sarrasines (814).

Au nord, l'Empire avait affaire aux Bulgares et aux Slaves de toutes contrées. Sous les règnes précédents, les Bulgares avaient profondément troublé les frontières. ravagé, pillé et emmené caplives sur les bords du Danube de nombreuses popu-

. Georg. Moine, 1005. Vasiljev, E, p. 154.

a, Georg. Moine, 1036 ; Léôn Graimm., τοῦτ: Sym. Mag., vu, 516. 3. Byz. Zeit., Ἂς 295: Vasiljey, donne la date de Β΄, 1, p. 153.

Page 1