‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 4 sur 354 · Ihisromexs Er CHRONIQUEURS · texte numérisé non relu

Ihisromexs Er CHRONIQUEURS

. La première et la plus importante source de renseignements que nous possédions se trouve être, sans contredit, l'œuvre des historiens et des chroniqueurs. Pour l'époque qui nous occupe,

VI ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES

une œuvre de grande importance sc présente lout d'abord à nous : c'est la Fie de Basile que composa son pelit-fils, l'empereur Constantin VIT !. Écrite entre 945 et 959 ?, par un homme qui fut surtout un souverain de cabinet, car il fut historien, artiste, littérateur et point du tout soldat. elle ἃ pour but de glorifier et de perpétuer l'illustre et chère mémoire du fondateur de la maison macédonienne, de la disculper de tous les crimes qu'en secret on lui imputait ΟἹ de la donner comme une leçon vivante et féconde en hérilage aux futurs Empercurs qui naîtraient de son sang *.

Cette vie nous est parvenue, insérée à sa place chronologique, dans la collection des « biographies impériales» que composa au x° siècle celui qui se fit le « continuateur de Théophane ». Elle se trouve au chapitre V. Mais il n'est pas nécessaire d'une longue et minutieuse étude pour s'apercevoir qu'elle n'est point de la même main que les autres « Vies ». A la différence des nolices qui l'encadrent, elle se présente à nous comme une œuvre littéraire complète qui ne relève nide ce qui laprécède ni de ce qui la suit. Elle a un exorde el une fin, elle contient des récits qui ont déjà été faits dans d'autres parties de la chronique, enfin, chose remarquable, son auteur se nomme, ce qui n'est le cas pour aucune des œuvres similaires qui l'accompagnent. Aussi celle vie a-t-elle un intérêl Lout particulier. Par certains côtés, elle possède, évidemment, une valeur de premier ordre car son impérial auteur était en bien meilleure siluation pour rappeler les faits et gesles de son grand-père que les simples historiens ou chroniqueurs. ΠῚ avait à son service les récits qui lui furent rapportés dès son enfance, les traditions qu'il put trouver encore vivaces au Palais el malgré ses plaintes οἱ ses regrets sur la pauvreté des archives et sur le peu de renseignements qu'il y trouva f, les actes officiels du règne qui devaient être nombreux. Mais aussi, el précisément pour toutes ces raisons, l'œuvre de Constantin Porphyrogenète, doit-elle être lue avec précaution, voire même avec défiance. Certes, il est bien renseigné, mais sa biographie est un pané-

1. «'lasopuut, διήγησις τοῦ βίου καὶ τῶν πράξεων Βασιλείου τοῦ ἀοιδίμου βασιλέως ἂν Βωνσταντῖνος βασιλεὺς ᾿Πωμχίων 6 τούτον υἱωνὸς φιλοπόνως ἀπὴ διχτύρων ἀθροίσας τη μάτων τῷ νροάφοντ'ι προσανέθετη, »

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