INTRODUCTION ΠῚ
s'aventlurassent en celle forêt presque vierge. Le premier fut M. Rambaud. Il ne fit que passer. Ce furent MM. Schlumberger ct Dichl qui, en France, ont véritablement allaché leur nom à ces Gludes ct ont ainsi préparé la voie à leurs élèves présents οἱ futurs. Pour moi, disciple de l'un et de l’autre, j'ai cherché en ce travail à retracer tout à la fois l'histoire du fondateur de la maison macédonienne οἱ à esquisser une étude méthodique des institutions byzantines à la fin du 1x° siècle, ce qui n'avait pas encore été tenté. Sur la scconde partie de cette étude, je ne me fais aucune illusion. Mieux que personne je saisce qu'elle ad'incomplet, d'incertain, d'hypothétique. Pour la mener à bien, il eût fallu reprendre chaque institution à son point de départ et la suivre en ses développements successifs. Néanmoins, j'ose espérer que celle étude ne sera pas Lout à fait vaine et qu'elle pourra servir désormais de jalons en attendant de plus décisifs travaux. Si ce bul est atleint, je me croirai suffisamment récompensé d'un travail qui fut long mais qui n'a jamais manqué ni d'intérêt, ni d'imprévu.
Ce 1% juillet 1907.
ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES
Une étude très longue et très détaillée des sources qui ont servi de base au présent travail serait ici sans objet, attendu, d'une part, que la chose a été faite — et bien faite — dans deux ouvrages de premier ordre : celui de M. Hirsch qui a pour titre « Byzantinische Studien » et dans « l'Histoire de la littérature byzantine » de M. Krumbacher, auxquels. on peut ajouter les ouvrages de M. Rambaud « l'Empire byzantin au x° siècle, Constantin Porphyrogénète », de M. Dieh]l « Etudes byzantines » eb de M. Gay « L'Italie méridionale et l'Empire byzantin » ; altendu, de l'autre, que plusieurs sources, el non des moindres, se trouveront éludiées au cours de ce travail en des chapitres spéciaux : telles les sources juridiques. Il suffira donc de rappeler brièvement les principaux documents qui ont été le plus fréquemment employés, d'en indiquer la date et la valeur historique. renvoyant pour plus ample discussion aux travaux que nous venons de signaler comme à ceux que nous pourrons indiquer au bas des pages quand l'occasion s'en présentera.
Nous pouvons grouper sous quatre chefs les principales sources que nous avons consultées. Ce sont : 1° les historiens οἱ les chroniqueurs : 2° les livres juridiques ; 3° les documents religicux: 4° enfin les œuvres diverses des écrivains du temps, comme les ouvrages de géographie, de stratégie, elc., auxquels nous joindrons les sources monumentales,