‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 50 sur 354 · Th. Cont., Vi. Mich., xxv · texte numérisé non relu

Th. Cont., Vi. Mich., xxv

5, Léon Gramim., 1069: Georg. Moine Cont., 1014.

ὃ, Georg. Moine Cont., 1097.

=. Cedren., 1084; Léon Grammi., 1053: Vil. Basil., χει, 249. 8. Genes., 1108; Fil. Ignat., 528.

9. Cette date est très incertaine, Aristar. la place au 17 avril 86o (Eisag. 6), Hergenr. en 862 ou 863 (1, 469), Gelzer au 26 mai 866, Si le quantième ne me paraît pas possible attendu que Bardas fut créé durant les fêtes de Pâques, je crois que la date de 866 ou 865 est assez vraisemblable. En effet, Pétronas reçut le titre de domestique des scholes après sa brillante campagne contre l'émir de Melitène en septembre 863 (Vasiljev, 199. Vi. Mich., Av, 193). C'est donc que le litre était vacant par suite de la promotion de Bardas à la charge de curopalate. Peu après il fut fait César (Fit. Ignal., 528). En tous cas il parait certain que sa promotion eut lieu après la conversion de Michel de Bulgarie en S64 (Lapôtre, p. 49) et après le retour des légats à Rome à la suite du concile réuni par Photius (Fil. Ignat., 525-5a%). Or ce concile eut lieu en hiver 862-863. C'est donc après 863 οἱ même 864 qu'il faut placer l'élévation de Bardas, Genesios 568} donne une date ferme : à Pâques, indict. τὸς ee qui reporterail Févénement à 863, Mais cette date fait évidemment difficulté,

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cette étrange loi que Socrate appelait la « loi du retour des choses » semblait s'affirmer pour lui d'une inquiétante façon. L'Empereur l'abandonnail pour Basile. Son premier échec eut lieu précisément à propos de ce Damianos qu'il fit destituer, convaincu qu'il allait pouvoir offrir la charge vacante à un ami. Ce ne fut pas sans surprise qu'il vit l'Empereur, d'abord peu pressé de donner un successeur à l'eunuque disgracié, élever lout à coup Basile à la fonction convoitée en le créant patrice !. Pour Bardas le coup fut sensible. « J'ai chassé le renard, dit-il à ses amis, mais j'ai introduit le lion. Il va tous nous dévorer ?. » Dès lors entre ces deux hommes une haine profonde se déclara. 1} fallait que l’un ou l’autre disparut « ὑπε- Ghérovro ἀλλήλους, ζητοῦντες πῶς ἕτερος τόν ἕτερον ἀνέλῃ » el ce ne pouvait être que par la violence *.

Pendant ce temps, Michel continuait à mener joyeuse vie. Avec des comédiens et des cochers, il gaspillait le trésor ; avec des femmes il scandalisait Byzance #. Il n'était pas difficile d'agir sur un esprit aussi faible. Pourvu qu'on flattâät son amourpropre, qu'avec lui on fàt obscène et qu'on prit plaisir à ses amusements hippiques, on était sûr d’avoir son oreille. Basile, à ce litre, était tout-puissant. Depuis l'heure où il avait été fait parakimomène, il vivait dans l'intimité du Basileus, couchait aux pieds de son lit, suivant l’éliquette, et ne le quittait point. Ourdir une conjuration contre le César, dans de telles conditions, n'était point malaisé, si c'était dangereux. Basile n’hésita pas. Entre les deux ennemis qui, l’un et l'autre, se voulaient mal de mort, les chances étaient à peu près égales. Il fallait toutefois au Macédonien un appui auprès de l'Empereur dans la lutte qu'il allait engager. S'il était, en effet, l'ami écouté quand il s'agissait de jeux et de plaisirs, avec cet instinct de race qui est propre aux rois, Michel comprenait que Bardas lui était indispensable quand il s'agissait de gouverner l'Empire et de gaieté de cœur il n'aurait point consenti à le sacrifier. I'importait donc de perdre le César auprès de Michel ΠῚ. Par un coup

1. dit. Basil., ch. xvt, 259. — Pour le mariage de Basile voir plus loin,

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