‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 63 sur 354 · Epan., 1, p · texte numérisé non relu

Epan., 1, p

dépens de la justice, car «il ne faut point récolter dans les larmes !, »

Telle est la très haute el, ainsi comprise, très chrétienne conception que Basile se faisait de son pouvoir absolu. celle qu'après lui Léon VE insérera dans les Basiliques ? et dont les grandes lignes se trouvaient déjà, mais dépouillées de ce caracère profondément religieux, dans l'œuvre législative de Justinien. Cependant ce n'est à, en réalité, qu'une théorie dont, en pratique, on peut facilement se libérer. Basile la-Lil fait? Ce que j'ai dil de son caractère prouve, je crois, que non. Parfait orthodoxe. il l'a élé ; juste et bienfaisant aussi, du moins dans les affaires générales de l'Empire. ΠῚ a fait plus encore, car le grand souci de son gouvernement a toujours été de relever de toutes façons le prestige impérial. Or, c'était par la réalisation dans sa vie quotidienne de ce haut idéal qu'il pouvait, évidemment, le mieux atteindre le but qu'il se proposait, C'est ce qu'il n'a jamais négligé. Sans parler de la magnificence dont 1 aimait à s’entourer, construisant, à son usage personnel, d'admirables palais qu'il se plaisait ensuite à embellir, rétablissant d'anciennes coutumes propres à rendre la dignité impériale respectable à lous, comme la prétendue loi de Constantin qui voulait que tout Empereur fût né dans la chambre de porphyre et done qu'il fût porphyrogénète* cherchant même dans de menus détails d'étiquette l’occasion d’inculquer à ses sujets le culte de l'Empereur #, l'exemple seul qu'il donnait de son activité administrative était bien fait. assurément, pour grandir aux yeux de ses contemporains la dignité impériale qu'il avait si injustement usurpée et que Michel ΠῚ avail avilie par ses hontes et ses désordres. Chaque jour. on pouvait voir Basile s'en aller tour à lour écouter les procès et intervenir à l'occasion, recevoir les plaintes de ceux qui s'adressaient directement à lui, survailler ses magistrats ὅς. « L'Empereur. disait-il, doit

Page 1