‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 62 sur 354 · Eh, NEIL, B · texte numérisé non relu

Eh, NEIL, B

crimes qui se commellent dans l'Empire quand ces crimes s'y comimettent par sa faulet. Bien plus, l'Empercur représente Dieu mème οἱ son pouvoir, il le tient directement de lui?. Il trône dans son palais, invisible aux regards de la foule ou ne se montre à ses sujets qu'entouré d'un immense cortège de magisiroi et de patrices qui rappellent les apôtres et c'est en toute justice, dit le poète anonyme que nous avons déjà cité, que Basile pouvait se faire appeler « souverain de toutes choses, Dieu et maître {, » Aussi comme Dieu, l'Empereur doit-il être bon et bienfaisant, juste et impartial. « L'Empereur, dil Basile au titre 11 de l'Epanagoge, a la garde, la surveillance de la loi. Il ne doit ni punir par antipathie, ni faire le bien par affection, mais comme celui qui dans les jeux distribue les prix, il offre simplement des récompenses à ceux qui les ont méritées5, » Et dans ses exhortations il ne craint pas de dire « que l'Empereur observe le premier la loi, car s'il la viole, il s'en suit de graves inconvénients οἱ l'Elat s'en va à sa perte. Le meilleur roi est celui qui a de bons magistrats, capables de préserver les sujets de toute injustice 7. Aussi, parce que son pouvoir vient de Dieu, parce que sa dignilé a quelque chose de sacerdotal, l'Empereur doit-il veiller à conserver intactes les prescriptions de la loi de Dieu, comme les dogmes définis aux sept conciles œcuméniques, défendre la sainte et indivisible Trinité, les prérogatives de Jésus-Christ homme-Dieu, en un mot être d'une orthodoxie irréprochable. Et enfin, père de son peuple, l'Empereur doit assurer à ceux qui possèdent, la paisible jouissance de leurs biens, il doit s'efforcer de rendre ces biens à ceux qui les ont perdus, il doit chercher, par sa justice, sa sagesse, son zèle, à les faire acquérir à ceux qui peinent et travaillentf. Bien administrer l'Elat, c'est tout d'abord avoir grand soin d'augmenter la fortune publique, force d'une nation, mais à la condition. toutefois, que ce ne soit pointaux

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