‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 71 sur 354 · Genesios · texte numérisé non relu

Genesios

4. Ce fat à l'époque des Comnènes que la fureur des titres les plus divers semble avoir alteint son apogée. On créa alors des protonobilissimes, des protocuropalates, etc. Entre tous ces dignitaires il y avail un ordre de pré-

Ceci posé, parcourons les divers titres dont se composait la hiérarchie byzantine. Comme le dit Philothée dans le Clétorologe, il y avait dix-huit titres n’impliquant, par soi, aucune fonction réelle, titres purement honorifiques, donnés par l'Empereur pour récompenser ses amis, tout comme, dans nos cours modernes, un souverain délivre des litres de comte et de | marquis à ceux qu'il veut honorer. Le plus haut de ces titres élait celui de :

1° César. Au 1x siècle il ne fat donné qu'une fois — à Bardas — peu avant sa mort, au momentoû il allait atteindre FEmpire. Comme autrefois à Rome, le César élait toujours de famille impériale ou allié à la famille impériale, vivant presque sur le même pied que le Basileus « παρομοία τῆς Sastarxr,s δόξης » qui seul lui était supérieur. Aussi, son élection et son sacre révétaient-ils des formes particulièrement solennelles à en juger par le récit des fêtes qui furent données à Foccasion de l'élévalion du fils de Constantin V à cette dignité le 2 avril | 768 1. L'armée. comme il convenait pour l'élection et le sacre d'uu homme que la destinée pouvait conduire au trône, prit une part active à ces cérémonies avec le sénat et le patriarche qui pontifia ce jour-là ainsi qu'il le fit au 1x° siècle quand Michel associa Basile à son pouvoir suprème. Jusqu'à l'époque d'Alexis Comnène ce titre demeura le premier de la hiérarchie aulique. I ne descendit au troisième que par la création de

séance exactement défini et très minutieusement observé. La règle générale était, qu'à litre égal, un fonctionnaire avait le pas sur un simple dignitaire aulique et qu'entre gens également titrés la préséance était réglée, non d'après l'âge ou toute autre considération, mais d'après la date de promolion, (CF. p. ὁ. Ceremon., 134%).

Si l'on pouvait conclure, pour le 1x° siècle, quelque chose d'un évènemenqui se passa au χα" siècle, et que Psellos raconte à propos de son futur gendre, on aurail peut-être la clef de l'énigine quisnous cache l'explication de ces Litres multiples. De l'histoire de Psellos, en effet, il faut conclure | que l'élevation d'un titulaire à un grade supéricur n'entraînail pas pour lui | la perte de son grade inférieur et qu'en certaines circonstances graves, si l'Empereur, malgré la règle générale rayait d'une dignité un membre prévaricateur, les grades inférieurs qu'il avait pu avoir ne lui étaient point enlevés « ipso faclo ». On comprend des lors l'utilité pour un fonctionnaire de mentionner tous les titres par lesquels “ἃ passé. (Psellos, v, 204-214).

τ. Ceremon., 472 et Diehl, op. vil, Iest peu probable qu'en un siècle le rôle social du César se soil modifié, Ce que l'on sait du train de vie de Bardas, de son autorité, de sa puissance, permet, je crois, de regarder pour vrai au xt siècle ce qui le fut au vu concernant celte instilution.

ceux de despote et de sébaslocrator. Le {πὸ du César dans les acclamaltions était celui εἰ « εὐτυγέστατος ». L'insigne qui lui était remis par l'Empereur était la couronne sans croix. ΠῚ portait une tunique « chrysopersique » !.

2" Le Nobilissime (1, τοῦ νωδελισίμου ἀξία), Le nobilissime porait. comme insigne, une lunique de pourpre et d'or (le διθητή- Ξιον}). la chlamyde et la ceinture que l'Empereur lui remetlait solennellement à l'église le jour de son élévation ?. De droit il s'asseyait à la table impériale en compagnie du Patriarche. du César, du curopalate, de la patricienne à ceinture et plus tard du Basilcopator. Lui aussi, naturellement, était généralement un membre de la famille impériale, souvent un fils d'Empereur. comme \icélas, quatrième fils de Constantin dont il est parlé au chapitre XLIN du livre des Cérémonies. Son titre dans les acclamations était celui αἶα ἐπιφανέστατος ». Les sceaux des xu® et x siècles nous donnent parfois le litre de protonobilissime, dignité qui, sans doute, naquit à l'époque des Comnènes ?.

3° Curopalale (5, τοῦ χουροπαλάτου ἀξία). Comme le nobilissime le curopalate portait une tunique rouge et or, une chlamyde et une ceinture. Son nom indique quelle était originairement sa fonction. Il était grand maréchal du Palais. charge qui devint purement honorifique et ne s'accordait, en dehors de la famille impériale, qu'aux souverains et à quelques rares privilégiés. C'est ainsi que sous Constantin Copronyme Artabasdos qui avait épousé la sœur du basileus fut curopalate #. De même au ix° siècle Michel Rhangabe, Bardas, furent élevés à cette dignité. Depuis Léon VI la charge de curopalale paraît avoir été héréditaire dans la famille des princes d'Ibérie® ; mais il ne semble pas toutefois qu'elle ait été, dès lors, l'unique apanage de cetle famille car les sceaux nous ont livré le nom de personnages qui ne paraissent pas avoir été des princes d'Ibérie δ,

r. Léon Gramin,, p. 1080.

+. Jene veux pas dire par là que seul le nobilissime avait le droit de porler le διδντήσιον. mais seulement que c'était son habit de cérémonie, (Cf. la longue note de Beljajes, By:antina, ας p. 5ret 52, note r οὐ Fauteur s'efforce d'expliquer ce qu'était le &£rrésio et qui avait le droit de le porter.

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