Kpanag., χα $ 10, p
ET L'EMPIRE BYZANTIN τὶ
mème ordre de noblesse. L'insigne distinctif du protospathaire élail un collier garni de pierres précieuses el serré autour du cou ; celui du spatharocandidat, un collier d'or orné de pierres précieuses mais qui pendait sur la poitrine {(μανιάχιον xey2hasμένον) ; celui du spathaire, enfin, une épée. D'ordre originairement militaire, cette dignité finit par être conférée aussi à de simples civils comme à des juges, à des orphanotrophes, à des fonctionnaires fiscaux. Les sceaux, comme les textes, prouvent qu'elle était très libéralement octroyée à chacun. Il y avait des protospathaires dans l'armée ; il y en avait au palais ; il y en avait dans les provinces !. Aussi était-ce une dignité très fréquemment conférée aux eunuques, D'où la distinction nettement existante aux ix° et x° siècles entre les protospathaires eunuques et les autres (εὐνοῦχοι οἱ 32964701). Comme toutes les dignités byzantines, les spathaires, protospathaires, etc., eurent à lorigine une fonction qui bientôt ne fut plus qu'un titre honorifique. donné, en général, suivant la fonction remplie. C'est ainsi que l'on trouve, par exemple, des stratèges qui sont simplement prolospathaires, mais point qui soient spathaires, ni même spatharocandidats ?, dignités inférieures conférées à leurs subalternes. Cependant, outre ce titre de noblesse, il semble bien qu'il y avait encore au Palais, même au x‘ siècle, des spathaires en fonction. Ils devaient porter devant l'Empereur ses armes: la lance et le bouclier *, Quoiqu'il en soit, c'est sans doute le caractère netlement militaire de cette classe qui empêchait les ecclésiastiques d'y prétendre et nous savons qu'il fallut au clerc Ktenas toule sa richesse et les cadeaux dont il combla Léon VI pour décider l'Empereur, qui trouvait une telle promotion impossible et indigne de sa majesté, à l'élever au protospathariat et lui permettre ainsi de prendre son rang dans la galerie du Lausiacon ἢ. Enfin le titre de protospathaire semble avoir été l'apanage de certaines fonctions déterminées. Conslantin Porphyrogénète parle longuement du protospathaire, « τῆς φιάλης ὃ» sur lequel nous reviendrons à propos de la marine ; le
1. C'est ainsi que Basile conféra cette dignité à son frère spirituel, Jean, fils de la veuve Danielis (Fit. Basil., 1, 54, p. 333).
2. Ceremon., 1345el seq. Voir cependant quelques exceptions au chapil., de l'admin. provinciale.