‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 80 sur 354 · Cerem., p · texte numérisé non relu

Cerem., p

+. C'est dans le même sens qu'il faut entendre, je crois, la distinction de Philothée entre les dignitaires ταγματιχοί, θεματιχοί, συνχλητιχοί et c'est, ce me semble, la clef du passage obscur dans lequel Philothée parle de ces mêmes dignitaires qui » τῇ συγχλήτῳ ἀρμόζονται » (Cerem., 1308). En tous ces endroits, il ne s'agit nullement de l'institution appelée le Sénat. (CF, Cerem.. p. 1333).

. tr ..ῳ--

les chefs militaires des divers thèmes de l'Empire et les οἱ ἐχ προσώπου.

“) Domesliques qui comprenait sept fonctionnaires : le domestique des scholes: le domestique des excubiteurs ; le drongaire de la veille u τῆς $%7223 : » le domestique des Icanates : le domestique des Nombres α τῶν νουμέσων » : le domestique des optimales : le comte des murs. On les appelait tous « ὀφθικιάνον. »

3) Juges qui comprenait trois fonctionnaires : le préfet de la ville: le questeur ; le fonctionnaire préposé aux pétitions : u ᾧΚ τῶν δεήσεων. »

4) Secrelicoi ou fonctionnaires attachés aux grandes administrations de l'Empire. comprenant onze fonctionnaires : le sacellaire, le logothète τοῦ 21x09 : le logothète de l'armée: le logothète du drôme ; le chartulaire du sacellaire ; le chartulaire du vestiaire ; le protoasecretis τ le fonctionnaire chargé du trésor privé (ὁ τοῦ εἰδιχοῦ) : le grand curateur : le curateur τῶν Μανγάνων. de Manganes ; l'orphanotrophe.

9) Démocrales comprenant deux fonctionnaires : le démarche des Verts et celui des Bleus.

6) Stralarches comprenant cinq fonctionnaires : l'hétériarche : le drongaire de la flotte; le logothète des troupeaux; le protospathaire des basiliques : le comte τοῦ στάδλου.

7) La classe des fonctions personnelles (εἰδικαὶ ἀξία!) au nombre de sept : le basileopator : le recteur; le syncelle ; le chartulaire du caniclée: le protostrator ; le cérémoniaire (ὁ τῆς χαταστάσεως); le domestique des basiliques.

Comme nous retrouverons tous ces fonctionnaires dans leur administration propre, je crois inutile de m'arrêter ici à chacun d'eux plus longuement. Il est cependant une chose à remarquer. C'est que deux des litres cités par Philothée dans le Clétorologe : le basileopator et le recteur, son des titres nouveaux que les textes antérieurs au règne de Léon VI ne connaissent pas. Nous savons l'origine du titre de basileopator; mais nous ignorons celle du titre de recteur. Ce qui parait

certain, c'est que cette dernière fonction — la plus grande de l'Empire dès Le x° siècle — est inconnue des écrivains anté-

ricurs à celle époque. L'auteur anonyme du cérémonial usité au vin siècle pour la promotion des grands dignitaires de l'Empire l'ignore complètement et les premiers lexles qui en

parlent sont contemporains d'Alexandre, frère de Léon Vif, Au x: siècle elle a tout son éclat. Le livre des Cérémonies lui donne le pas sur tous les autres fonctionnaires et Liutprand la cite avant tout autre dans la distribution des présents à laquelle il assiste. On peut donc conclure de cela que le rectorat fut créé par Léon VI pour honorer un personnage quelconque ; et c’est, sans doute, le premier cérémonial usité à cette occasion qui nous est conservé au chapitre IV du second livre des Cérémonijes.

Naturellement, chacun de ces grands fonctionnaires ἃ sa suite ou son bureau (προέλευσις) composé de divers fonctionnaires subalternes. Nous les indiquerons avec leurs chefs respectifs aux chapitres spéciaux consacrés à l'administration dont ils relèvent.

On peut remarquer, par l'énumération qui précède, qu'en réalité, sauf quelques fonctionnaires de second ordre, les titulaires de charges uniquement auliques n'étaient pas très nombreux. La raison en est qu'à Byzance, comme dans toutes les cours orientales. les offices du palais étaient aux mains d’eunuques riches et puissants qui, eux aussi, se trouvaient groupés en deux classes, parallèles et semblables à la double hié- “archie des dignitaires et fonctionnaires de l'Empire. Suivant qu'ils avaient un litre ou fonction, l'Empereur leur donnait le « βραῤεῖον » ou les nommait « διὰ λόγου », exactement comme il le faisait pour ses autres sujels. Entre les uns et les autres il n'y avait qu'une différence, c'est que les eunuques accomplissaient les fonctions que leur litre signifiait.

Il y avait pour les eunuques huit grandes dignilés :

1) Les νυψιστιάσιοι. où νυν στιάρνοι, que nous pourrions appeler les baigneurs de l'Empereur, étaient, parmi les eunuques, les dignitaires les moins élevés. Ils recevaient, comme insigne, un vêtement (χαμίσιον) de lin et une sorte de grand manteau de soie appelé le « φιάλιον». Dans les cérémonies, quelques-uns d'entre eux se trouvaient à la grande porte de l'Augusteon pour présenter à l'Empereur le bassin dans lequel il pouvait se laver les mains ?.

»).Les cubiculaires (1 τοῦ χουδιχουλαρίου ἀξία) formaient une

1. Du Cange, article Patxzws, La vie de 5' Euthyme parle du recteur Jean

à propos de la mort d'Alexandre en 913 (Fil. Euthym., XXE, p. τοὶ. 3. Cerem., p. ται.

classe très nombreuse, C'étaient les officiers au service habituel de l'Empereur. Leur insigne était un vêtement de soie et d'or. le « παραγαῤδίον où παραγαύδιον ». La cérémonie de leur promotion, racontée au chapitre XXY du I livre des Cérémonies qui, pour être peut être postérieure au 1x siècle, n'en garde pas moins son intérêt pour cette époque, donne de curieux détails sur l'importance de cette dignité et fonction. Les préposites. — leurs chefs hiérarchiques — font, par l'intermédiaire de l'un d'eux. de graves recommandations au nouvel élu : qu'il se garde bien, sans l'avis de l'Empereur, de porter la main sur un homme qui porte la barbe (226470): qu'il ne s’adonne pas à l'ivrognerie ἢ qu'il ne soit ni vain. ni léger ct ne s'occupe point des choses qui ne le regardent pas: qu'il se garde bien aussi d'avoir des relations avec les hommes pervers οἱ désireux de nouveautés (lisez : qui essaient de fomenter des révolutions) : qu'il n'aille pas répandre au dehors les secrets de l'Empereur : qu'il honore tous les dignitaires du palais, ceux qui lui sont supérieurs ou égaux en dignités. tout le sénat. surlout les préposiles ! « Voici, dit la formule de promotion, quelle dignité tu reçois. Songe que la sainte porte dont la garde t'est commise, tu la tiens de Dieu même : surveille-toi toi-même afin que jusqu'à la fin de la vie Lu observes ces avis et, qu'orné des plus belles vertus. tu obliennes aussi de notre Empereur de plus hautes dignités et que tu deviennes illustre dans le sacré couboucleion ". »

Ces recommandations pouvaient n'être - pas dépourvues d'utilité quand on songe à l'influence qu'avaient forcément de tels personnages et quelle facilité Icur était donnée de faire aboutir toutes les conjuralions. Ce sont ces cubiculaires qu'on désignait. suivant le palais où leurs fonctions les appelaient, du nom générique de « οἱ ἐπὶ τοῦ χουδουχλείου, οἱ ἐπὶ τοῦ “χρουσοτριχλίνου: οἱ χοιτώνιτες ?, » En outre, chaque service impérial avait ses cubiculaires. Les uns étaient attachés aux chaussures, d’autres à la barbe, d'autres à la chevelure *.

ι. Cerem., p. 1100.

a. C'est ainsi, par exemple, que nous avons le sceau de Pardos eubiculaire et ἐπὶ τοῦ χοιτῶνος [Sigilt,, 526). Suivant la règle générale, les ennuques altachés à tel palais déterminé, pouvaient naturellement avoir plusieurs ütres supérieurs à celui de cubiculaire. Ils pouvaient être primiciers. patrices, elc.

3. Cerem., 1281 cl note 88. Nous trouvons parfois la. mention de cubi-

5) Spalharocubiculaires (1, τοῦ σπαθαροχουδιχουλαρίον ἀξία), Hs portaient une épée à poignée d'or et avaient au palais une dignité d'ordre militaire, à la différence des cubiculaires ordinaires qui élaient civils.

4) Les osliarii (1, τῶν ὀστιχρίων ἀξία) portaient un bâton d'or muni d'une pomme enrichie de pierres précieuses. Sorles de portiers, ils se tenaient auprès du voile (ὅπλον) et introduisaient, suivant leur rang, les différentes classes de dignitaires et de fonctionnaires.

D) Les primiciers (1, τῶν πριμικηρίων ἀξία). Les primiciers avaient, comme insigne distinctif, une tunique blanche et sur les épaules un manteau brodé d'or représentant des chevaux. Eux aussi faisaient auprès de l'Empereur un service régulier car nous savons par le Clétorologe que la gralification n'était point la même suivant que le nouvel élu devait avoir, ou pas, le droit de présenter l «imation » impérial ΤΠ, Comme fonclionnaires, ils avaient sous leurs ordres les dielarii qui se succédaient chaque semaine, Tous relevaient du grand papias.

6) Les prolospathaires eunuques (ἡ, τῶν πρωτοσπαβαρίων ἀξία). Comme les autres protospathaires. les eunuques portaient le collier et la tunique blanche. Ils avaient souvent des fonctions militaires ou civiles,

7) Les préposiles (ἡ, τῶν λαμπροτάτων πρανποσίτων ἀξία), Οὐ αἰ! la grande fonction du palais. Aucune cérémonie ne se faisait, civile ou religieuse, qu'ils ne fussent aux côtés de l'Empereur. Aussi élaient-ils toujours soil protospathaires, soit patrices. et c'était les plaques de patrice mais sans les codicilles que l'Empereur leur remetlait au jour de leur élévation. L'origine de cette fonction datait de loin. Primitivement à Rome. l'Empereur avait son « præpositus sacri cubiculi » qui remplissait des fonctions analogues aux préposites du 1x° siècle, Puis avec le temps celte charge se dédoubla. Aux αν" ΟἹ v° siècles, nous avons le « præposilus sacri palatit » etle « præpositus cubicali » qui étaient lantôt cunuques, tantôt pas. Mais dès le Moyen-Age ils sont toujours pris parmi lés cunuques?. Comme cham-

culaires « διὰ πόλεως » urbains, par opposition, sans doule aux cubiculaires qui vivaient dans d'autres palais situés en dehors de Constantinople tCerem., Hbid,).

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