Genesios
ἡ. Vit. Basil., ch. χα, p. 364.
s’empressa de dresser sa liste et s'ingénia à choisir de son mieux des hommes. capables, droits, intègres : mais ce fut en vain. Aux noms qui furent prononcés, Basile entra en une grande colère, refusa son approbation et demanda pour une aussi délicate mission qu'on choisit, dans la ville, les deux « magistroi » qui. par leur incontestable vertu, Icur expérience et un long maniement des affaires, fussent le plus aptes à bien remplir ces fonctions. Naturellement personne ne voulut se charger de la chose. Les « magistroi » interrogés, parvenus au faite des grandeurs de ce monde, riches. tranquilles. honorés, n'avaient nulle envie d'aller en pays lointains s'atieler à une œuvre aussi ingrate que peu lucrative. Hs firent valoir leur âge. la fatigue, les services passés, bref ils demandèrent la permission de refuser cette lâche trop lourde pour leur énergie faiblissante, Basile avait prévu la chose. Devant le refus des seuls hommes capables de mener à bien l'affaire il ne voulut plus en entendre parler. « Je préfère, dit-il, qu'il y ait des gens qui profilent injustement de mon bien. plutôt que de pressurer moi-mème quelqu'un et de lui faire souffrir un dommage !. »
Quoiqu'il en soit de cette histoire, peut-être forgée à plaisir par l'admiration filiale, il se peut que du vivant de l'Empereur el sous son impulsion, un réel progrès se soit accompli dans ladiministration financière pour le plus grand bien du peuple. C'est là, en général du reste, le résultat de tout glorieux règne et le plus réel bienfait des sages monarchies. Cependant il ne faudrait pas se laisser trop prendre à Fidyllique tableau du Porphyrogénète. Hélas non! « Toute injustice ne fut pas, surle-champ, abolie et la justice ne put pas parler son clair et loyal langage: les mains rapaces, plus nombreuses que celles de Briarée. toujours tendues pour saisir le bien d'autrui, ne se retirèrent pas: les membres affaiblis du pauvre ne se fortifièrent pas au tranquille travail de la terre ou de la vigne dont il était propriétaire... [en fut encore qui osèrent s'emparer de Folive et de la figue du pauvre et Fempècher de se reposer à l'ombre du toit palernel?, » Nous le savons par les fulminantes novelles des successeurs de Basile, dès les débuts du κ΄ siècle et par le triste commentaire qu'en donne Nicelas en 901 dans une