‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 94 sur 354 · Ibid, ch, xAX, p · texte numérisé non relu

Ibid, ch, xAX, p

ὃ, Cf. Rambaud, L'Empire grec au x° siècle, p. 281.

oraison funèbre du patriarche Antoine kauleas. Toutes les plaies sociales que Basile avait essayé de panser s'étaient ouvertes de nouveau, si jamais elles s'étaient bien fermées. Comme au paavant «le riche arrachail au pauvre son bien: le pelit avait à souffrir mille dommages : le paysan ne pouvait plus tracer son doux sillon craignant l'impôt qui l'empêchait de jouir du fruit de la terre !, » Nicélas, en vérité. affirme que Léon VI et Antoine Kauleas remédièrent à tant de maux. L'avenir put encore lui donner un éclatant démenti. L'œuvre de Basile avait été passagère. Sa vicillesse, déjà, laissa faire ce que son äge mûr n'aurait pas toléré.

Les réformes de Basile — on vient.de s'en rendre comple — n'allèrent jamais à autre chose qu'à assurer l'exact et loyal fonc lionnement de l’organisation qu'il avait reçue de ses prédécesseurs. ΠῚ πὸ chercha pas à transformer les rouages de la grande machine administrative qui existait avant lui, à opérer une révolution « démocratique ». à briser ces anciens cadres qui, pour avoir eu autrefois leur raison d'être, n'en étaient pas moins une des causes du mal dont souffrait le ἀνῇ siècle, Pour remédier à l'état de choses existant, il aurait fallu reconstruire la société d'alors sur de toutes autres bases et ces sortes de choses ne sont pas au pouvoir d'un homme, si grand qu'il puisse être : elles sont l'œuvre du temps et de l'évolution politique. Or, cette évolution, Byzance semble lavoir loujours plus ou moins ignorée. Malgré les apparences et de superficielles réformes, au reste très éphémères. son administration dans ses grandes lignes garda les formes que Dioclétien et Constantin lui avaient données et que Juslinien accepta sans les vouloir transformer, semblable en cela à ces figures hiératiques de F'Alhos qui toutes, par leurs (raits fidèlement empruntés à un même el intangible ‘anon, rappellent les chefs-d'œuvre du grand Panselinos, avec la vie en moins. Au fond ce qui changea le plus dans l'administralion byzantine ? ce fut le nom des fonctionnaires et la

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