De Civ. Dei, l XVIII. c. 52 {P. L.. t. XLI, col
76 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
Parisîorum, où on trouve encore, près du Musée de Cluny, quelques ruines de thermes construits par Ini ; mais après son avènement au trône, il demeura plutôt en Orient. S. Grégoire de Nazianze, S. Jean Chrysostome, Socrate, Sozomène, nous parlent des martyrs d*Asîe Mineure, de Phrygîe, de Palestine. L'empereur voulait faire revivre les cultes orientaux, celui de Mithra, celui de Cybèle, en les purifiant pour les élever au niveau de la religion chrétienne. Le culte de Cybèle fut modelé sur celui des chrétiens ; ses prêtres eurent comme un baptême et une confirmation : analogie qui a trompé plusieurs critiques et leur a fait attribuer au culte de Cybèle des monuments chrétiens. Julien était très superstitieux. Ammîen Marcellin nous apprend qu'avant toutes ses expéditions il offrait de nombreux sacrifices (ï) ; et on répétait à son sujet ce qui avait été dit de Marc Aurèle : <L Le boeuf blanc a peur des victoires de l'empereur. >
L'Occident, Rome surtout, eut aussi ses martyrs. Les Actes, généralement interpolés, mettent toujours Julien en scène, bien qu'il fût en Orient. Il est possible que cette confusion ait eu lieu sur le nom d'un autre Julien, oncle de l'empereur, qui en effet resta quelque temps à Rome. Les martyrs romains les plus célèbres furent S. Gallican, Ste Bibiane, le prêtre S. Jean, les saints Jean et Paul {^),
S. Gallican, noble personnage converti par SS. Jean et Paul, donna tous ses biens aux pauvres ; il fut exilé à Alexandrie, où il mourut. L'hôpital qui porte son nom, au Transtévère, est peut-être un souvenir d'une institution charitable fondée par lui.
L'histoire de Ste Bibiane, de son père Flavianus, de sa mère Dafrosa, de sa sœur Demetria, et celle du prêtre S. Jean, sont comme des chapitres d'une grande histoire dont le centre est le martyre des SS. Jean et Paul. De Ste Bibiane