Supr, , p
4. Euseb., //ij/. eccîes., ix, 10 (P. G., t. XX, col. 832-836).
Il8 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
même des persécutions, Gallien avait fait une restitution semblable ; Eusèbe (^) la place en 259, immédiatement après la persécution de Valérien (258). \j^ Liber pontificalts zXXitsXi^ le même fait dans la bic^aphie du pape Denys : € Hic près* byteris ecclesias divisît, et cimiteria, et parochias dioeceses restituit. > Gallien, dit encore Eusèbe, écrivit à plusieurs évêques pour leur permettre de reprendre leurs cimetières, « Ta Ttov xaXoi»[JLév<i)v xot|JiYiTT,pio)v 5(ti)pta ». Aurélien fit rendre à révêque légitime d'Antioche les propriétés usurpées par Paul de Samosate. Il connaissait si bien les propriétés des chrétiens, que dans un discours adressé aux sénateurs et rapporté par Vopiscus, il leur reprochait de n'avoir pas consulté les livres sybillins, i quasi in christianorum ecclesia, non in templo deorum omnium tractaretis > (3). De même on lit dans la vie d'Alexandre Sévère, écrite par Lampride : < Dicebatque grave esse, cum id (la publication des noms) christiani et Judaei facerent in praedicandis sacerdotibus qui ordinandi sunt, non fieri in provinciarum rectoribus quibus fortunae hominum committerentur (3). >
A quel titre l'Église était-elle propriétaire ? Il n'est pas vraisemblable qu'elle le fût comme société religieuse, puisqu'elle demeurait < religio illicita >. Deux hypothèses peuvent expliquer ce fait. L'une est proposée par M. de Rossi, l'autre par M. Duchesne.
Suivant M. de Rossi, l'Église posséda comme association funéraire reconnue.
Dès le temps de la République, il y avait eu à Rome des sociétés funéraires, composées surtout d'artisans des différents corps de métiers, orfèvres, menuisiers, cuisiniers, etc., se proposant de se préparer un tombeau commun. Le but de ces sociétés n'était donc pas généralement un but religieux. Le collège funéraire se greffait quelquefois sur une société de secours mutuel. On a relevé plusieurs inscriptions attes-