LA PROPRIÉTÉ CORPORATIVE DES ÉGLISES. I
parois. Ces inscriptions à la pointe ou € graffiti > se retrouvent dans toutes les catacombes et fournissent souvent de précieux renseignements. On en voit une de Tan 375, d'ailleurs assez curieuse, dans le cimetière de Priscille :
Il IDVS FEBR
CONSS GRATIANI III ET EQVITI FLORENTINVS FORTVNATVS ET
(lix ad calice BENIMVS
L'entrée de la chambre des papes, à St-Calixte, en est couverte ; il y en a aussi un grand nombre dans la crypte récemment découverte des SS. Pierre et Marcellin. Les inscriptions de ce genre ne peuvent en aucune manière être confondues avec les grandes inscriptions sépulcrales ni avec celles qui ont été tracées sur la chaux fraîche des € loculî > (').
§ II. La propriété corporative des Eglises chrétiennes (»).
Au commencement du III® siècle, les catacombes prirent une extension considérable. Le nombre des chrétiens augmentait. Il était naturel qu'ils développassent les galeries de leurs cimetières.
Il est certain que pendant le IIP siècle certaines catacombes ont été possédées, non plus par des particuliers, mais par l'Église elle-même. Nous en avons les preuves soit dans redit de 313 soft dans le fait des confiscations opérées sous Valérien(258)et Dioclétien(303),et suivies de restitutions sous Gallien et Maxence. L'édit de Milan rend aux chrétiens les églises et les cimetières qui leur appartiennent < ad jus corf)oris eorum > (3). L'édit de l'empereur Maximin Daza, publié la même année (3 1 3) et rapporté par Eusèbe (4), donne des ordres analogues aux gouverneurs des provinces. A l'époque