LES TOMBEAUX DE MARTYRS. I
Hyacinthus martyr. > Quelquefois le mot est abrégé en KK ou simplement M. Dans plusieurs cas cette seule lettre sufRt pour identifier la tombe. Ainsi à Ste-Priscille un < loculus i porte l'inscription : VERIC | Î3 | VNDVS. Placée de la sorte,la lettre M ne peut être l'initiale du < praenomen > : elle indique le tombeau d'un martyr, dont l'histoire est d'ailleurs inconnue.
Un autre signe tout à fait sûr est celui que fournissent les am< poules contenant du sang. Prudence note l'habitude qu'avaient les anciens chrétiens de recueillir le sang des martyrs : « Spongîa pressa rapit(')>,afin de le déposer près du corps ou de le conserver comme une précieuse relique.
S. Gaudentius de Brescta, parlant des SS. Gervais et Protais, dit qu'il a la preuve de leur martyre :
€ Tenemus sanguînem, qui testis est passtonis ("). > Mais pour constater si le contenu des vases dont on trouve les fragments était réellement du sang, il est nécessaire de recourir à l'analyse chimique, A cette condition seulement l'ampoule peut être le critérium exigé par
. Periittfi.t hymn. xi {P. L.. I. LX, col. 5+; Pierique veslem linleam Stillante lingunt sanguine, Tutamen m sacrum suis Domi réservent posteris.
Hymn. V, loc cil., co