Cf. £>e Blant, Épigraphie de la Gaule
5. Cf. Marucchi, Guida archeologica delVantica Preneste, Roma, 1885, p. 150.
rjô ÉLÉMENTS D ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
Les tombeaux étaient ordinairement assez pauvres. Tandis que dans les catacombes les i loculi > sont creusés dans la paroi verticale, les cimetière^ à ciel ouvert ont comme des puits en maçonnerie^ à fermetures horizontales, dans lesquels on disposait les uns au-dessus des autres jusqu'à dix corps.: On appelle ces tombeaux i formae %, du même nom qui désigne les canaux, les aqueducs. Nous connaissons ce nom> par une inscription que publia Boldetti et qu'on a retrouvée dans le pavé de Ste-Marie du Transtévère :
ANNIBONIVS FECIT SIBI ET SVIS LOCVM HOMIBVS N VIII INTRO FORMAS EC TON EMON PANTON TVTO EMON
L'expression « intro formas > avait été interprétée par le P. Marchi : € infra formas >, comme si le tombeau eût été placé entre deux aqueducs. Mais l'inscription porte certainement : < intro formas >.
La pierre qui recouvrait la i forma > était généralement beaucoup plus épaisse que celle qui fermait les < loculi > souterrains. Ses dimensions mêmes servent donc à distinguer son origine. On en trouve une autre marque dans les inscrip^ tions. Celles du V® siècle appartiennent toujours aux cimetières à la âurface du sol. Plusieurs mentionnent la capacité du tombeau: <L Biscandens, triscandens K (Dans les catacombes, on disait : € Bisomus^ trisomus >.) On y trouve parfois des formules de malédiction contre les profanateurs : « Cum Juda partem habeat. > [l était plus facile en effet de profaner ces monuments que les tombeaux placés sbùs terre. -^
Les murs imitent souvent la forriie des arcosoles et des : galeries souterraines. Le mot « arcosolium » se retrouve ntême dans les inscriptions de ces cimetières : '
FECIMVS NOBIS ET NOSTRIS ET AW[ICIS ARCOSOLÎ.VM , CVM PARIETIGYLO SVQ IN PAOEÎ^I. f ■'., '